Yainville, le village d'Edwinus
Quelques repères chronologiques...


 Il nous faut remonter jusqu'à l'ère quaternaire pour planter le décor de l'histoire de Yainville. Voici trois millions d'années, dans la plaine qui mène à Duclair, coulait alors une rivière. Elle se jetait à Claquevent. C'était le cours inférieur de l'Austreberthe. Peu à peu, du côté de Duclair, la Seine finit par étendre son méandre pour capturer cet affluent. Du coup, le lit de l'Austreberthe s'assécha. Longtemps, les hommes rêvèrent au retour de l'eau dans la vallée morte. Vauban aura l'idée de creuser un canal qui aurait permis de gagner plusieurs kilomètres pour la navigation. On commença à creuser sur 500 mètres à Saint-Paul. Mais ceci est une autre histoire...

Le fossé Saint-Philibert

La nature ayant privé la presqu'île de Jumièges de son caractère quasi insulaire, c'est un ouvrage humain qui allait la lui redonner. On édifia le long de l'ancienne rivière un immense talus qui barrait toute l'entrée de la péninsule à l'endroit où elle est le plus étranglée. Il est connu sous le nom de Fossé Saint-Philibert. Il fut édifié à la fin de l'âge de Bronze, remanié à la fin de l'âge de Fer, rehaussé et consolidé au VIIe siècle.

A l'aube de l'ère chrétienne

Nous voilà maintenant dans la presqu'île à l'ère chrétienne. Est-elle en Pays de Caux? Les érudits vous diront que c'est la Rançon, qui, à 15 km d'ici, en marque la limite sur la commune de Saint-Wandrille. D'autres tracent la frontière cauchoise plus près de nous, à Duclair, sur l'Austreberthe. La presqu'île de Jumièges est de toute façon une entité singulière, un monde à la fois fermé mais aussi rayonnant sur l'extérieur. Et ça, on le doit à saint Filibert quand il arrive ici, en 654, pour y ériger un monastère.
TOPONYMIE

En 1025 et vers 1080, notre village s'appelait Ewenvillam, la ville d'Edwinus. C'était un nom d'homme d'origine germanique ou anglo-saxonne. Les terminaisons en ville ont particulièrement fleuri aux Xe et XIe siècles. 

En 1138 et 1156, les textes mentionnent Eudonis villa. 

On retrouvera aussi Endonis Villa, Endo de Stella, Vvenvilla, Guenvilla... Ces deux dernières appellation signifient le village dépendant du lieu appelé Guen.

Mais l'appellation d'origine, Ewenvillam, semble avoir perduré. En perdant sa consonne initiale, Ewenvillam a donné différentes formes au fil des siècles et des manuscrits: Winvilla, Yenville, Ouainville, Jainville, ÿainville, Gainville... A rapprocher d'Hyenville, dans la Manche, qui se disait Heenville au XIVe siècle. Près de Cany est un Ouainville, écrit Ouinville au XIIe siècle, et qui doit son nom à l'antroponyme germanique Audinus ou encore Odinus, dont dérive le nom de famille Ouin qui fut porté chez nous.

 

VIIe siècle

654: Fondation de l'abbaye de Jumièges, établissement de la domination des moines sur la presqu'île. Il va sans dire que l'histoire de Yainville est intimement liée à celle du monastère qui régentera désormais la vie de la région. Nous n'évoquerons pas la vie propre à cette institution. Mille ouvrages en racontent minutieusement l'histoire. Nous ne parlerons ici que des événements qui touchèrent directement nos aïeux. En cela, la venue de Filibert à Jumièges fut capitale. Elle allait imprégner leur tempérament pour des siècles. Filibert laissa après lui des légendes que se racontaient de génération en génération.

Saint-André, le Yainville actuel, Saint-Martin et Saint-Nicolas, deux hameaux du Trait, formeront une seule et même paroisse: Trajectum Ewenvillam, le passage d'Yainville. Par déformation, Trajectum allait donner son nom au Trait. 

IXe siècle

840: Les moines désertent la presqu'île avec l'arrivée des vikings qui mettent le pays à feu et à sang, ruinent les édifices. Il en est certainement de l'église de Yainville,  à l'origine un simple oratoire composé uniquement d'une tour édifiée sur le fossé défensif Saint-Philibert qui marque l'entrée de la presqu'île.

Xe siècle

20 février 930: Avec l'abbaye de Jumièges, l'église de Yainville est restituée aux religieux par Guillaume Longue Épée. La restauration est entreprise. Yainville relèvera de la baronnerie de Jumièges comme les deux autres paroisses de la presqu'île.

942: l'assassinat du duc de Normandie compromet les travaux de restauration de l'église.

XIe siècle

1027: Une charte de Richard II, duc de Normandie, confirme que le village d'Ewenvillam est possession de l'abbaye de Jumièges.

1030: L'église Saint-André aboutit à sa physionomie actuelle. On s'est inspiré de l'architecture de la grande tour de ND-de-Jumièges. C'est l'époque où de nombreuses églises normandes sont restaurées au profit d'expéditions, notamment dans le sud de l'Italie.

1079 : Lhistorien Dom Toussaint Duplessis situe à cette date le don à l'abbaye de Jumièges par Fouques de Mellonis-Villa les territoires d'Heurteauville et de Yainville. Ce qui semble, comme nous l'avons vu, bien tardif.

XIIe siècle

1147: Une bulle du pape Eugène III mentionne que les religieux de l'abbaye possèdent l'église de Saint-André de Yainville.

XIVe siècle

1305 : différend entre les religieux de Jumièges et Guillaume Des Mares au sujet du champart. 9 H 1799

1369: Le bailli de Rouen effectue une visite en la paroisse du Trait-Yainville et dresse un rapport. (Bibliothèque nationale, 2 6008 N° 657).

1396, 29 septembre. Compte des œuvres de charpenterie, maçonnerie et couverture faites à la maison de la cohue du roi à Yainville. (Ms. fr. 26028, m 2390)

XVe siècle

1462 - 1472 : Simon Bouffart est curé d'Yainville et du Trait, aidé d'un chapelain nommé Guillaume Cannevote. 

1485: Le vicaire général de l'archevêché de Rouen visite la paroisse et confirme le droit exclusif des religieux à percevoir la dîme.

XVIe siècle

1512: Jusque là, l'église Saint-André, dépendant de l'abbé de Jumièges, baron de Duclair, faisait office d'église paroissiale alors que Le Trait relevait des seigneurs du même nom. Ce qui donna lieu à de nombreuses altercations. C'est à Yainville que sont donnés les sacrements et célébrés les grandes fêtes de Pâques, Noël, Toussaint et Saint-André. Un chapelain disait cependant la messe le dimanche au Trait. En 1512, la chapelle Saint-Nicolas du Trait devient église paroissiale. Par concession de l'abbé de Jumièges, elle reçoit des fonts baptismaux et s'entoure d'un cimetière. Le Trait devient ainsi paroisse indépendante, et Yainville son annexe. C'est au XVIe siècle que le mur nord de l'église Saint André fut percé d'une fenêtre ainsi que le côté sud de la tour.

1563 : ouverture du plus vieux registre d'état-civil d'Yainville.

1571 : Le 20 janvier, un écuyer de Bliquetuit, Estienne Delahaye, épouse dans l'église d'Yainville Marguerite de Gaillarbois. Elle était veuve de Jehan Delahaye. Le 19 novembre, c'est un écuyer du Trait, veuf, Christophe de Hameaux, qui convole avec une Jacqueline dont le nom n'est pas précisé. Elle était veuve de François Lemonnier.

9 juillet 1580: Jean du Fay, écuyer, seigneur du Taillis, épouse en l'église de Yainville Madeleine Jubert, originaire de Rouen. Jean a déjà perdu son père, conseiller au Parlement. C'est son arrière-grand-père, Richard, qui, en 1532, s'était porté acquéreur du château dans la plaine de Duclair, juste à la limite de Yainville. Seigneurs du Trait, Jean et Madeleine auront dix enfants, dont un André et une Madeleine... Sur ce plan de 1659, on a tracé la frontière entre la seigneurie du Trait et le domaine des moines. En face du château, on remarque une allée d'ormes. A partir de la route, un chemin de traverse conduit aussi vers Yainville.

 

XVIIe siècle

 

1647: Michel Delarue, vicaire perpétuel de Saint-André d'Yainville et de la chapelle du Trait jouit seul et pleinement des dîmes de sa paroisse.

1649: Les moines intentent un procès à Delarue. Le Parlement de Rouen les suit et Delarue de percevra plus que la portion congrue, soit 200 livres par an.

1657: Delavigne, arpenteur du roi, dresse un rapport sur les forêts du cru. Au XVIIe siècle, un chemin de halage allant de Rouen au Trait est attesté.

25 juin 1683. Venu de Falaise, un ouragan s’engouffre dans la vallée d’Yainville et va frapper Rouen en dévastant les forêts sur son passage.

1683, — 23 juin. Orage violent à Rouen. La grêle d'une grosseur extraordinaire brisa les couvertures des édifices et détruisit même quelques maisons. Le clocher de Saint-André tomba sur la nef; la flèche de Saint-Michel fut emportée de l'autre côté de la rue et abattit une maison.

L'ouragan s'était élevé sur les 4 heures du soir, avait commencé vers Falaise, puis s'avançant du côté de Lisieux avait passé par Montfort, Croisset, Quevilly, la vallée d'Yainville.

1684: Pierre de la Vigne dresse la "carte contenant toutes les figures des pièces d'héritages tant du domaine fieffé que non fieffé de la paroisse d'Yenville dépendant de la baronnie de Jumièges appartenant à Messieurs les religieux prieur et couvent de l'abbaye royalle de Sainct-Pierre de Jumièges..." On compte une quarantaine de constructions.

 

XVIIIe siècle

Le registre de la fabrique d' Yainville nous fait traverser le siècle en étant posté dans le clocher de l'église.

26 septembre 1700: Les paroissiens de Saint-André de Yainville s'assemblent au son de la cloche après la messe pour élire les collecteurs de l'année 1701. Celui de l'année présente et ses consorts désignent Me Nicolas Lefort pour maître collecteur et porte bourse et pour second Jean Yet, père, pour troisième François Brunet. Présent, Duval, prêtre de la paroisse assiste aux signatures.

 23 mars 1717: A 9h du soir, une maison prend feu. On retrouvera les restes calcinés de Barbe Vivien, veuve Dubois, 60 ans, Antoine Marette, 16 ans, Jeanne, 8 ans, Jean, 6 ans, Magdeleine, 3 ans. Ils furent inhumés le 25 mars.

1738: Peuplée de 120 familles, la paroisse du Trait-Yainville s'étend sur 500 hectares. 300 sur le Trait, 200 sur Yainville. Pouchin, le prêtre de la paroisse, est accusé de commettre des erreurs dans son ministère. Il argue de son inexpérience.

1740: L'historien Duplessis, dans sa Description de la Haute-Normandie, parle de la cure de Le Trait-Yainville, précisant que les deux villages sont alors séparés sur le plan civil. Jusqu'au XIXe siècle, les enfants d'Yainville iront faire leur première communion au Trait.

1772 : la commune compte 50 feux.

1785: "Grande sécheresse excepté le peu de neige de janvier et février, il n'est tombé d'eau que la nuit du 28 au 29 may."

Dimanche 29 mars 1789: rédaction du cahier de doléances en vue des états généraux. En voici le texte:

Cahier de plainte, doléance et remontrance arrêté par le tiers-état de la paroisse de Yainville. 

1793 : 204 habitants. A l’époque révolutionnaire, Yainville est ainsi décrite. Les terres sont sablonneuses, marécageuses près de la Seine et l’on compte peu de prairies. Les habitants sont journaliers, carriers, fileurs, bûcherons dans la forêt de Brotonne et pauvres pour la plupart.

 

XIXe siècle

Ce siècle fut dominé par la lutte des Yainvillais pour rouvrir leur église et sauver ainsi leur indépendance. Voir notre page spéciale:

On lit dans le Mémorial de Rouen de janvier 1844 : « Un funeste incident est venu troubler la célébration des fêtes des rois, que faisaient, à Yainville, une famille et plusieurs amis. La plus jeune des convives, jolie personne de 18 à 20 ans à peine, fille d'un employé de la Douane, à la fin du repas et lorsque la gaîté était la plus vive, est tombée morte subitement.
Le lendemain, à la messe de Jumièges, le curé demandait aux fidèles des prières pour cette jeune personne, si subitement privée de la vie. »
C'était l'époque où, depuis la Révolution, l'église d'Yainville était encore désaffectée. Alors, on allait à la messe à Jumièges où le curé Prévost, natif du Sablon, mettait la dernière main à son livre sur saint Valentin. Félicité Grain était née elle aussi à Jumièges, le 5 mars 1824, de Louis Grain et de Félicité Cognet. Couturière, elle avait 19 ans. Son père alla déclarer le décès à Charles Lesain, le maire dYainville, en compagnie de François Gouas, propriétaire et garde maritime, voisin des Grain. A la lecture du registre, on apprend que Félicité est décédée le 7 janvier... à 6 h du matin, ce qui semble bien matinal pour fêter les Rois, vous ne trouvez pas ?...


Un Yainvillais chanteur lyrique
Pierre Thomas Chagerait est un enfant naturel de Milienne Elisabeth né le 26 janvier 1832 à Yainville. Sa mère fut fileuse et Pierre Thomas Chagerait épousa Mérique Alexandrine Morel le 7 novembre 1853 à Varengeville. Il était alors ouvrier fileur. Le 23 mai 1882 on le retrouve devant Me Peschard, à Jumièges, lors de la liquidation de l'héritage d'Alphonse Pierre Morel son beau-frère. Le couple est alors domicilié à Paris, 30 rue Polonceau et Pierre Thomas déclare être... artiste lyrique.

4 octobre 1885 : Pierre Le Marec, patron du Parfait, sauve son matelot de la noyade à Yainville. Le Marec, originaire des Côtes-d'Armor, avait embarqué en juillet. Le sloop, du port de 47 tonneaux, naviguant au bornage, a été construit en 1871 à La Mailleraye. Le matelot, Louis Doridot, natif de Paris, fut débarqué à Duclair le 9 octobre et remplacé par l'Elbeuvien de Bachelet. Marec sera décoré.

1899. En février, un propriétaire du Landin, M. Pillon, et son compagnon, M. Lécuyer, de Hauville, gagnèrent Yainville en barque. De là, ils prirent le train pour le marché de Caudebec. Au retour, le bateau chavira et les deux hommes coulèrent. Lécuyer fut sauvé par le douanier Thuilier. Mais Pillon son noya...



L'histoire d'Yainville au XIXe fait aussi l'objet de plusieurs pages classées par période.
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XXe siècle

1900 : Yainville compte 281 habitants. Quatre cafés, dont celui de l'église tenu par Henri Bruneau et Marguerite Mainberte. Cuffel est bourrelier et sa femme tient un magasin de confection.

 1901 : 278 habitants.

Mai 1904 : Athanase Leroy est élu maire pour 18 ans. Il s'agit d'un arboriculteur résidant dans la dernière maison de Yainville, au Hameau des Fontaines, près de la Seine. Il eut des Mainberte pour voisins.

Roger Martin du Gard, qui effectue des fouilles à Jumièges, réside au hameau de la Broche, à Yainville, chez son ami le peintre Maurice Ray. C'est là qu'il rédige une nouvelle, La méprise. Ray serait l’instigateur des recherches de Du Gard à Jumièges. Ami de ses parents, il défendit auprès deux les prétentions littéraires du jeune homme.

1906 : 242 habitants.

1909 :  Journal officiel du 9 septembre : Sont attribués à la commune de Yainville à défaut de bureau de bienfaisance, les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église de Yainville et actuellement placés sous séquestre, la présente attribution faite sous la double condition par la commune: 1° d'affecter tous les revenus ou produits desdits biens au service des secours de bienfaisance ; 
2° d'exécuter les charges maintenues par la liste ci-dessus visée. 

Dans la nuit du 12 septembre, le chaland N° 5 quitte les carrières silvestre. Destination Le Trait. Il fait très sombre. Il est abordé par le vapeur Sauternes, fleuron de l'armement Worms & Cie. Et coule. Pas de victime.

Début 1910 eurent lieu de grandes inondations. Yainville figura parmi les communes sinistrées et les réservistes  bénéficièrent ainsi d'un sursis.

1911: Guitry achète le manoir d'Yainville. 214 habitants.

12 janvier 1912. Le vapeur anglais John-Mary-Church, montant à Rouen, s’est échoué dans la nuit de jeudi à vendredi, à 200 mètres en amont du feu de Yainville. Un remorqueur de Rouen est parti sur les lieux d’échouement. On craint que le vapeur ne soit gravement avarié.

1913 : Guitry passe son premier été aux Zoaques. M. Vimont est instituteur.

1916 : Guitry quitte les Zoaques. Mise en chantier de la goudronnerie près de la gare.

1918 : mise en chantier de la première centrale électrique.

1919 : la centrale électrique est achevée.

1921 : 273 habitants.

6 avril 1922 ( ?), 3h du matin. Le Bedford mouille devant Yainville. Quand il est percuté par le capteur norvégien Anna. Procès. Des témoins affirmeront que le Bedford était tous feux éteints. L’enquête dira le contraire.

 Mai 1922 : Émile Carpentier est maire pour trois ans.

Mai 1925 : Auguste Fessard est maire pour quatre ans.

1926 : 260 habitants.

Mai 1929 : Jean Levêque, maire. Il le restera 16 ans jusqu'à la Libération. C'était un personnage savoureux à l'accent rocailleux. Il finit chez jour chez Monsieur et Madame Pourhomme, en bas de la rue Pasteur. Affublé d'une jambe de bois, il vivait dans une pièce avec un vieux perroquet. Enfants, il nous faisait penser à quelque pirate de l'île au trésor. Lorsqu'il sentit sa fin venir, il eut cette disposition  testamentaire.  A  Mme Greux qui tenait le café de l'église, il confia une certaine somme d'argent pour qu'un  verre soit  servi  a chacun des participants de son enterrement. Ce dont s'acquittèrent  fidèlement ses exécuteurs testamentaires.

1930 ; restauration de l'église.

1931 : 350 habitants.

1932 : construction de la savonnerie.

1933 : un club de plage fonctionne non loin du bac.

1934 : Dufay devient garde champêtre en remplacement de Délogé, décédé.

1935 : Pendant les grandes vacances, un sieur Buquet place son fils Georges, 9 ans, chez Pierre X, cultivateur à Yainville. Le 16 août, devant s'absenter, celui-ci confie la garde de l'enfant à son père qui réside dans la ferme voisine. Dans le but d'amuser le petit, Paul X attèle un âne et une petite cariole et prend les guides à côté du jeune Buquet. Hélas, le bourri prend peur, s'emballe et la folle course se termine par un capotage spectaculaire sur un chemin d'Yainville. Le vieux se relève indemne. Mais le bambin est grièvement blessé au coude gauche. Il s'en suivra un procès que perdirent les Yainvillais.

1936 : 2 mai. — A Yainville, M. Gedini Henrio, âgé de 37 ans, sujet italien, ouvrier peintre, domicilié à Paris, 8, rue Claude-Tillier, effectuait des travaux quand il tomba d'une échelle d'une hauteur de six mètres. Le crâne tracturé, il succombait peu après.

 1937 : première équipe de foot. Elle est composée de Daniel Decaux, Paul Vasse, Bernard Edde, René Colignon, André Dites, Albert Vasse, Fernand Ponty, Roland Hamel, Stéphane Kubista, Jacques Bréard et Francis Decaux.

Mars 38 : Raymon Raulin, ouvrier des chantiers, revient de Duclair à moto, derrière lui, un collègue, René Désanaux, pensionnaire au Clos Fleuri. Les deux hommes viennent de s'entrainer au gymnase du cercle Guymener. Face à la gare d'Yainville, Raulin entreprend de doubler un camion de Caudebec, croisé par deux cyclistes, duclairois, MM Virvaux et Dubuc. Virvaux est accroché, tombe à terre, la moto heurte l'aile du camion et ses deux passagers chutent également. On conduit les blessés chez le Dr Chatel de Duclair puis à Rouen. Raulin est gravement blessé à la tête, Désanaux à la face. Seul Virvaux put regagner son domicile, bléssé au genoux.

Rouen, 13 juin. — Un autocar parti de Duclair et transportant de nombreux voyageurs arrivait à Yainville lorsqu’il voulut doubler une voiture. Une automobile arrivant en sens inverse obligea le conducteur du car à braquer sur droite. Le car se renversa dans le fossé. Il y a une quinzaine de blessés et des contusionnés.

1939 : 347 habitants. Mise en service d'un nouveau bac. Bûcheron né à  San-Quirino en Italie le 17 novembre 1907 est naturalisé français ainsi que sa femme, Elisabeth Kubista, née le 28 octobre 1915 à Verekne, Tchécoslovaquie, parents de Liliane Marie Angèle, née le 9 février 1936 ç Yainville.

Mars 40 : le conseil de Lévêque demande à Duclair qu'un boucher approvisionne la commune en viande. "Vu les difficultés de pouvoir d'achat".

11 septembre 40 : les Allemands sont là depuis trois mois quand on sabote les lignes téléphoniques dans la plaine qui va de Yainville au château du Taillis. Au manoir des Zoaques, état-major du général Paullus, la sanction tombe: "Que deux otages soient pris à Duclair et deux aux Trait." Ce qui fut fait. Et si les conseils municipaux furent sollicités en vain pour démasquer les coupables, les quatre otages furent relâchés.

11 novembre 40 : traditionnelle cérémonie aux morts. Que faire? Les Allemands sont là. Conseillers, MM Ferment et Quevilly iront déposer une gerbe. Il en sera ainsi chaque année de l'occupation. Ce même mois, MM Bidaux, Colignon et Quevilly constituent la commission des prisonniers de guerre.

Décembre 40 : le percepteur est tenu de poursuivre toutes les personnes qui ont refusé de payer l'amende imposée par les autorités allemandes pour le sabotage des lignes téléphoniques.

6 juillet 1941 : Un nouveau bombardement allié de la centrale prive la rive gauche d'électricité. Ce mois-là, les tôles qui ont servi d'abri sont vendues. André Bidaux est chargé de distribuer le pétrole. Le garde champêtre effectue des rondes nocturnes pour surveiller les jardins et plantations.

24 novembre, 20h, M. Petit l'huissier de Duclair descend la côte Béchère à vélo quand il est renversé par une voiture. Un quart d'heure plus tard, il est relevé par M. Deconihout, chauffeur aux chantiers et Jean Huré, cultivateur. On le dirige sur Rouen.

Janvier 1942: La commune achète mille stères de bois pour la population qui souffre du froid.

Février 1943: les écoliers entretiennent un jardin sur la pelouse du stade pour améliorer l'ordinaire de la cantine.

Juillet 1943 : organisation de la résistance, à la centrale. Autour de François Charles: Jules Macchi, Georges Boileau, Jean-Marie Save, Jules Delaune... Le 30, un bombardement occasionne à la centrale d'importants dégâts.

31 mars 1944 : 26 postes TSF sont confisqués par les Allemands et déposés en marie. Toutes les radios du canton de Duclair seront centralisées à la mairie du chef-lieu qui fut détruite en août 44.

21 mai 1944 : La Flack d'Yainville abat un Spitfire piloté par John Carpentier. Il est sauvé par les résistants duclairois.

28 au 30 août 1944: nouveaux bombardements, nouveaux dégâts à la centrale. Des familles se réfugient dans les falaises.

Libération : Les neuf hommes de groupe FFI arrêtent cinq Allemands qui se livrent sans résistance. La commune compte 17 prisonniers et rapatriés. On sollicite les entreprises pour leur constituer un livret. La Havraise décline, elle a déjà engagé des fonds dans ce domaine. En décembre 1944, le conseil a voté une motion de d'admiration et de confiance à De Gaulle. Durant cette guerre, les abbés Lecossais et Lenouvel auront desservi la paroisse.

Avril 1945 : une prime de Libération va à Duffet, le garde champêtre.

19 mai 1945 : élection de Gaston Passerel.

15 juillet 1945: Le matin, on se donne rendez-vous à la mairie pour se rendre à une messe d'actions de grâces suivie d'un vin d'honneur au cours duquel le comité d'accueil des prisonniers de guerre leur remet leur livret. Puis ce fut le bal de la Libération.

28 juillet 1945: don de Verhoest, de la société normande des corps gras en faveur des prisonniers de guerre et rapatriés. Idem de la part de Mustad, via Berger Evensen.

Septembre 1945 : On proteste contre la répartition des pneus de vélo. La commission de la reconstruction est composée de D. Piot, agriculteur demeurant au bout de la sente aux gendarmes (rue Jules-Ferry) et André Bidaux. L'éclairage public est enfin rétabli gratuitement par la SHEE qui vit ses derniers mois d'entreprise privée. Aucun volontaire pour gérer la cabine téléphonique, c'est la mairie qui s'en charge. La salle des fêtes de l'époque est libérée de son locataire.

Mars 1946 : On intervient auprès des services de la reconstruction pour que les maisons sinistrées soient remises en état.

8 avril 1946 : nationalisation de la centrale. On éprouve toujours des difficultés à se ravitailler en viande. Le conseil décide de procéder lui-même à l'abattage pour assurer la ration des Yainvillais.

6 mai 1946: le conseil demande le classement de Yainville parmi les communes à suppléments nationaux.

Septembre 1946 : des baraques pour les sinistrés sont construites dans la cour de Madame Monchi . En haut de la côte de Jumièges, un terrain est proposé aux nomades.

15 février 1947 : Le conseil démissionne pour obtenir son classement de commune à suppléments. 340 habitants.

Avril 1947 : tirage au sort pour l'attribution des baraquements.

Le 7 juillet 1947, la société locale de loisirs et de sports reprend ses activités. Jacques Combe, président de la société normande de corps gras, l'inscrit à la fédération française de football et à celle de cyclisme sous le sigle de l'USY.

30 octobre 1947: réélection de Gaston Passerel..

Décembre 1947 : le 2, unz Union sportive électrique de Yainville est lancée par des adents de la centrale. Le cinéma cantonal reprend ses activités à la salle des fêtes. Prix des places: 10F et 30F. On est toujours à la recherche de bons pour obtenir des torchons et du savon pour l'école.

1er juillet 1948 : Obtention du classement avec l'appui d'André Marie, président du conseil. Ce mois-là, Rigoult remplacera Vasse tant que celui-ci n'aura pas de cheval pour ramasser les ordures. Des pancartes sont commandées chez Houssaye, menuisier à Jumièges. La vitesse dans le village est limitée à 20 km/h pour les camions et 30 km/h pour les voitures.

1949 : l'équipe de foot va s'étoffer avec le personnel EDF. Le 6 juillet, l'USY est agréée par la direction départementale de la jeunesse et des sports.

PRES DE VESOUL Une remorque de 48 roues obstrue la route nationale Dijon, 19 septembre. — La circulation a dû être détournée depuis dimanche après-midi sur la route nationale n° 19, parce qu’un tracteur et sa remorque de 48 roues sont tombés en panne dans la côte du Petit-Grésyl, près de Vesoul. Le convoi venait de l’Alsthorn de Belfort, transportant un turbo-alternateur pesant100 tonnes et destiné au centre de l’Electricité de France de Yainville.La panne est due à la rupture de la boîte-vitesse du tracteur.

Le 14 décembre, les ouvrières de la savonnerie s'expriment dans l'Huma : A propos de vœux « Catox... Catox..», RadioLuxembourg donne chaque semaine son émission. Au cours de celle-ci certains « vœux » sont réalisés.
Savez-vous au prix de combien de peines pour nous, femmes qui travaillons à la Société Normande des Corps Gras à Yainville (Seine-Inférieure), donc pour « Catox » ? En 8 heures, travaillant sur quatre machines nous devons sortir 38 caisses de 80 boîtes (250 gr.) sur chacune d’elles. Ce travail est payé 2.330 francs pour 40 heures par semaine. Cadence infernale et dans dès conditions pénibles. Assises sur de simples caisses, nous devons nous protéger la bouche et le nez avec un foulard. Le « Catox » très malsain. pour les voies respiratoires l’est aussi pour l’estomac, et plusieurs femmes se plaignent de maux douloureux.

Nos « vœux », c’est la prime de 3.000 francs mensuelle et pour tous et de meilleures conditions de travail.
Pour l'obtenir, déjà, nous avons débrayé et nous continuons la lutte.
Les patrons peuvent satisfaire nos revendications. En 1947, ils avouaient plus de 27 millions de bénéfices, pour 1948, ceux-ci, se sont élevés à près de 65 millions de francs.

1950 : mise en chantier de la première tranche de la nouvelle centrale EDF. Deux ouvriers de l'entreprise Viviani, Maurice De Aviva, 19 ans, et Eloi Ocaba, 32 ans, tombent d'un échaffaudage à 49 m de haut. Le 4 août, les employés débrayent pour protester et exiger de meilleurs conditions de sécurité.

En ces années-là, on connaissait la ferme Guilloché et plus haut la ferme Avenel. Plus tard, on comptera dans la même rue la ferme Berneval qui fera épicerie et la ferme Roger Quevilly. Par ailleurs, Yainville compte la ferme Piot et la ferme Godard, derrière l'église, autant d'entreprises agricoles où l'on peut aller chercher son lait avec un bidon que les enfants font tourner à bout de bras... jusqu'à ce que le couvercle s'ouvre et que le contenu soit éjecté. Mme Godard a consenti à remplir de nouveau celui de Marc Ribès, revenu la voir tout penaud.
Octobre 1951: construction du nouveau foyer communal. Architecte: Percheron.

1952: seconde tranche de la centrale. En mai, grand tournoi de foot.

Février 1953 : Mise en chantier de la nouvelle école des filles. Trois classes, deux logements. Architecte: Pruvost.

14 mars 1953 : Création du comité des fêtes. Président: Raphaël Quevilly, 46 ans, vice-présidents: André Bidaux, 38 ans, ajusteur et Armand Greux, 40 ans, commerçant. Trésorier: Gilbert Dumet, 28 ans, machiniste, Secrétaire: André Raulin, 23 ans, machiniste, membre: Paul Le Corre, 50 ans, électricien.

1954 : 616 habitants.

1957: Inauguration de la nouvelle école de filles.

1958: troisième tranche de la centrale.

1959: quatrième tranche de la centrale.

1962: 883 habitants. La copine emploie épisodiquement MM. Ferdinand Bocquet, dit Quéqué, Pierre Gimond, dit Bijou, natif de Bayonne, Hamel, dit Mazette, Noé Resse...

ROUEN, 10 octobre. Deux automobilistes en sont venus aux mains pour un banal incident sur la route : un dépassement qui était peut-être irrégulier. Quelques minutes après la rixe, un des deux hommes est mort.

Deux employés de la centrale électrique de Yainville (Seine-Maritime) avaient déjeuné séparément dans des restaurants du Trait.

M. Robert Rousselet, 23 ans, roulait en Aronde. M. Charles Maître, 59 ans, pilotait une Dauphine. Le second entreprit de dépasser le premier dans une côte. Il réussit sa manoeuvre peu avant le sommet et se rabattit rapidement à droite.

Coups de poing

« Il m’a fait une queue de poisson », dit aujourd’hui M. Rousselet. Il était encore furieux de l’incident quand, en descendant de voiture, la première personne qu’il rencontra dans la cour de l’usine fut M. Maître.

Il l’apostropha violemment : « C’est vous qui m’avez fait une queue de poisson tout à l’heure ?... » L’autre automobiliste répondit vertement et, quelques secondes plus tard, les deux hommes se battaient.
Plus jeune, M. Rousselet eut rapidement le dessus sur son adversaire qu’il précipita à terre. Des ouvriers occupés non loin de là intervinrent rapidement pour séparer les deux combattants.
Après cet échange de quelques coups de poing, il semblait que l’incident était clos.

On s’adressa encore quelques injures puis les deux hommes s’en allèrent reprendre leur tra- vail, chacun de son côté. M. Maître ne semblait pas se ressentir des coups qu’il avait reçus.

Arrêté
Et pourtant, quelques minutes plus tard, il s’affaissait dans son bureau, sous les yeux de ses collègues affolés. Le docteur Grand-Jacques de Duclair ne put que constater le décès.

Les gendarmes du Trait furent immédiatement prévenus et le parquet de Rouen ordonna l’arrestation de M. Rousselet. Celui-ci est actuellement incarcéré à la prison de Bonsecours.

Il se défend d’avoir frappé son adversaire assez fort pour l'avoir tué. Le rapport du médecin légiste, le docteur Godeville, qui doit pratiquer aujourd’hui l’autopsie, déterminera si ce sont bien les coups portés qui sont la cause du décès de l’automobiliste. 

Le médecin légiste dira ce soir si ce footballeur de 23 ans est un meurtrier. Robert Rousselet a été écroué hier à la prison de Rouen. Il est inculpé de coups et blessures ayant entraîné la mort.
Sur la R.N. 14. un autre automobiliste. M. Charles Lemaître, lui arait fait une « queue de poisson ». Une violente altercation les a opposés. Ils se sont battus.
M. Lemaître est mort quelques instants plus tard. Il avait 59 ans et il était peut-être cardiaque.
L’autopsie dira s'il a succombé à un simple choc émotionnel ou aux coups de son adversaire.

— Je n’ai pas frappé fort, assure-t-il. Je n’ai pas pu le tuer.

Tous ses amis du club de football d’Yainville (Seine-Maritime) affirment qu’il est. incapable de la moindre brutalité.

— C'était de tous nos joueurs le plus pondéré, déclare M. Combe, le président du Club.

Novembre 1964 : Théophile Pourhomme, maire de Yainville. Il le restera 10 ans. La même année, Gérard Lebertois, de l'USY, remporte le maillot des jeunes de Paris-Normandie.

1965: Gérard Lacheray remporte le grand prix du journal l'Équipe et l'USY le Kriter d'honneur offert par l'équipe lors de la plus grande classique amateurs de fin de saison.

1968 : 993 habitants. Bernard Duparc prend la présidence de l'USY.

1970 : ouverture de l'usine Christofle. L'équipe de foot passe de la 3e série du sous-district de Rouen à la promotion de 1ère division de district. Professionnel venu de Béziers, Jean Rofine entraîne la formation. Création d'une école intercommunale de musique et de danse. Jusque là, nous allions à l'Oréade, au Trait, apprendre le solfège, le chant, le violon, le violoncelle, l'alto, le piano. Mademoiselle Sainton était la professeur de violoncelle, le directeur, Jacques Berrut. Il fut nommé directeur du conservatoire de Béziers.

1er février 1974 : Francis Pourhomme prend la présidence de l'USY.

Avril 1974 : Henri Marcilloux, est élu maire pour 9 ans. Né le 12 octobre 1910 à Saint-Martin-Spert, en Corèze, il a effectué ses études à l'école normale de Rouen et, après un premier poste à Petit-Quevilly, nous est arrivé ici en 1946 comme directeur de l'école mixte. Parallèlement, il est secrétaire de mairie. Il prit sa retraite en 1966. 

En mars 1971, il est élu conseiller municipal. Puis maire de 1974 à 1983. Il fut président du Sivom trésorier de la délégation départementale de l'éducation nationale, membre de la fédération des retraités de l'enseignement, chevalier puis officier dans l'ordre des palmes académiques. Décédé en 1990, ses funérailles eurent lieu en l'église de Jumièges. Jean-Louis Claudet lui succéda. 

1976 : 1117 habitants. La population a triplé depuis 1946 car aux activités de Claquevent snt venues s'ajouter celles de l'usine Christofle. Avec une densité de 370 habitants au km2,  Yainville a dû se doter d'un réseau d'eau et d'assainissement, d'un nouveau groupe scolaire, d'équipements sportifs.
Rue de la République, M. Barras avait son ambulance. Impasse Paul-Bert, Mme Nouvel était infirmière. Yainville n'avait pas encore sa pharmacie. On allait chez Mlle Cochenet et Mme Zolli, au Trait ou encore Madame Déjobert, sur les quais, à Duclair ou Mme Buvat, place du Marché. 
Le 21 juin, la société locale de loisirs et de sports devient officiellement l'union sportive de Yainville. L'équipe de foot, entraînée par Bernard Combrexelle, remonte en division d'honneur régionale.

1977 : Henri Marcilloux édite le premier bulletin communal, promesse électorale lors du renouvellement des municipales de Mars. Son conseil se compose de Jacques Bance, 1er adjoint, Jean-Louis Claudet, 2e adjoint, Jean-Claude Prunier, 3e adjoint. Les conseillers : Daniel Avenel, André Berneval, Julien Berthueuil, Jean Bunel, Pierre Coquin, Jean Malandin, Francis Pouhomme, Françoise Sarazin et Charles Vivaldi qui, hélas, va rapidement décéder. Le secrétaire de mairie est M. Brioude. 

Ou va-t-on consulter alors ? Chez le Dr Rousseau à Jumièges, Cottard et Mauviard, rue Pierre-Leroux, au Trait, Commin, rue du Bac, R4émy et Bozon, rue Louis-Pasteur à Duclair, Etienne, rue de Verdun et Bersin Côte des Moulins...

1978 : une figure de Yainville disparaît : André Berneval, agriculteur implanté à Yainville en 1950. Il fut conseiller municipal dès 1953 et présida en 1955 le comité des fêtes. On le retrouve aussi à la vice-présidence de l'Amicale des Anciens et au bureau d'aide sociale. Une figure...
Le 2 mars de la même année, c'est l'inauguration officielle de la bibliothèque. Le 17 juin, Yainville reprend la tradition du feu de la Saint-Jean. Sa pyramide s'inspire en plus réduit de celle de Saint-Clair, à La Haye. 
Les 29 et 30 juillet a lieu la Sainte-Madeleine. Historique. Pour la première fois, on a invité deux catcheuses. Ce qui fait dire à un spectateur : « Des més comme cha, est pas fachile à trai ! »
Le 5 décembre, Denis Ménager ouvre une pharmacie 1, rue de la République. Yainville compte 28 chasseurs.

1983 : 821 électeurs inscrits. Au premier tour sont élus Jacques Bance, Jean-Louis Claudet, Jean Malandin, Francis Pourhomme, Jean Auger, Raymonde Berneval, Jean-Pierre Christophe, Anne-Marie Del-Sole, Jean-Paul Fiquet, Philippe Lachèvre, Norbert Mauger, Marcel Pastor et Cécile Vivaldi. Au second tour : Daniel Avenel et Julien Bertheuil.
Autour de Claudet, nouveau maire, les quatre adjoints seront Bance, Malandin, Pourhomme et Pastor.

1990 Jean Louis Claudet reconduit maire entouré de Michel Parmentier, Jean Malandin, Francis Pourhomme et Marcel Pastor, les quatre adjoints. Conseillers : Anne-Marie Del Sole, Cécile Vivaldi, Raymonde Berneval, Marie Louis Lépron, Jean Auger, Philippe Lechèvre, Philippe Godard, Norbert Mauger, Jean-Marie Bidaux et Christian Saint-Paul.

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