Qui étaient ces pêcheurs qui, dans la presqu'île de Jumièges, puisaient leur subsitance de la Seine avant d'être appelés par la Marine vers des aventures inattendues. Suivons une famille : les Chéron...


Avant la Révolution, la famille Chéron vivait sur les hauteurs de Barneville. De là, Pierre Siméon Chéron, était descendu s'établir de l'autre côté de l'eau, à Jumièges, et plus précisément aux Sablons. Ce fils de bûcheron avait vingt ans à la prise de la Bastille. Pierre Siméon, lui, fut tour à tour pêcheur et journalier. Comme beaucoup de petites gens ici. Pêcheur, il pratiquait un métier jusque là inféodé aux moines et échappa aux humiliants serment d'allégeance qui venaient d'être abolis.

En 1803, sous Napoléon, le gars de Barneville épousa Marie Rose Legay, du Mesnil, qui lui donna trois garçons, donc Félix-Auguste que nous allons bientôt suivre, et une fille.

Pierre-Siméon ramène dans ses filets l'alose qui, au printemps joli, remonte la Seine pour frayer. Ici, hormis le saumon, c'est le meilleur des poissons. Après l'alose nous arrivent la feinte, les flondes, l'anguille, l'éperlan...
Pierre Siméon Chéron 1769-1843
&1803 Marie Rose Legay 1772-1822      
      |      
      Félix Auguste Chéron 1808-1879
&1834 Rose Désirée Lambert 1809-1885      
      |      
      Pierre Delphin Chéron 1838-1908
&1866 Adelaïde Pascaline Mauger 1846-1927            |        
      Julia Chéron 1872-1919
&1896 Henri Mainberte 1872-1917      
      |      
      Andréa Mainberte 1912-1958
&1937 Raphaël Quevilly 1906-1994      
      |      
      Laurent Quevilly 1951

Mais après la saison des aloses, Pierre Siméon s'en va souvent livrer des fruits en bateau jusqu'à Caudebec. La pêche au poisson blanc assure la subsistance durant neuf mois de l'année. Celle au saumon migrateur permet de renouveler le matériel. C'est sa femme qui s'en va vendre à domicile le poisson dans des bannettes en osier. Pêcheur, son protecteur est saint Pierre. Pierre Siméon a ses superstitions. Embarquer à bord des œufs durs, c'est à coup sûr perdre sa marée.

Veuf en 1822 après vingt ans de vie commune, Pierre Siméon Chéron se remaria un an plus tard à Marie Elisabeth Huley, native de Honguemare, canton de Routot, veuve elle aussi d'un Jumiégois. La nouvelle femme de Pierre Simon a perdu son premier mari mais aussi ses parents dans des circonstances étonnantes. Ils sont tous morts à quelques jours d'intervalle. La mère, Marie Madeleine Dugenétey, le 16 juin 1817 à Jumièges. Le père, Nicolas Huley, le 21 juin à Honfleur, le mari, le 22 à Jumièges.

Félix reprend la barre

Pêcheur fut aussi Félix, le fils de Pierre Siméon Chéron. Né au Conihout en 1808, il ne fut pas inscrit sur les registres des mousses. Mais tout à coup, le 31 mars 1831, le voilà patron du Bienfaisant, faisant la pêche à Jumièges. Cette première campagne s'achève le 31 octobre. Mais il n'est encore que novice et le navire n'est pas sien. Il appartient à Jacques Adolphe Prunier, un garçon de son âge qui, infirme, se déplace avec des béquilles et demeure au Mesnil.
Pierre Siméon épouse, le 10 septembre 1834, Rose-Désirée Lambert. Elle avait eu, plus d'un an auparavant, un enfant né de père inconnu. Félix reconnaîtra ce garçon mais il conservera le patronyme  de sa naissance : Lambert.
Les Lambert sont une famille qui se partage entre la terre et l'eau. Fille de Paul Lambert et Catherine Nepveu, Rose est dite cultivatrice à son mariage en 1834. Mais "pêcheur" quatre ans plus tard. Quant à Félix, on le dit tantôt marin, tantôt pêcheur. Félix mesure 1,68m, châtain, les yeux gril, le front haut, le nez long, la bouche petite, le menton rond et un visage ovale.
Sitôt marié, il réembarque en octobre, sur le Bienfaisant de maître Prunier.
Le 8 juillet 1835, nouvelle campagne avec Prunier. Face au service militaire, avec le grade de matelot de 3e classe, il fut ajourné le 2 décembre de cette année-là, ayant alors deux enfants.
Le 22 décembre 1836, il débarque à Rouen et rembarque sur le même deux jours plus tard.
A l'inspection de 1837, il est définitivement réformé par le capitaine de vaisseau-inspecteur pour avoir perdu toutes ses molaires. On le porta le 24 décembre à la matricule des hors services. Son ami Prunier aussi...
Félix et sa femme sont désormais pêcheurs. Le couple use du trémail, un filet de 200 à 300 mètres de long et pêche à la j'tée. Deux types de navires sont alors en vogue sur la Seine : la chaloupe à clin, souvent construite à La Mailleraye et qui peut recevoir un mât, la Norvégienne, introduite au XIXe par les Scandinaves.
En 1838, on retrouve Félix sur le bateau de pêche n° 131. il débarque à Duclair le 2 avril 1839. Le 27, il embarque comme patron sur la Bonne intention,
son nouveau navire lancé en 1834 à La Mailleraye...
Les enfants de Félix Chéron

Le couple eut au moins huit enfants dont mon arrière-grand-père, Pierre-Delphin, en 1838. Un autre, Louis Jules, sera domestique et mourra jeune, à 31 ans. Sosthène Ludovic, le petit dernier, posa quelques soucis. Il eut de Marie Hardy, une fille de Barneville, une enfant hors mariage que l'on baptisa Marie Angelina. Trois ans plus tard, en 1875, le couple régularisa enfin sa situation. Sosthène était alors marin d'État à Toulon. Il deviendra douanier au Mesnil. Sosthène ! Un prénom qui sonne comme un coup de clairon. Il appartenait à l'une de ces nombreuses brigades postées le long de la Seine. Le commerce fluvial étant très important. Celle du Mesnil était forte de six hommes. On les appelait les gabelous, un nom hérité de la gabelle et donné à ceux qui percevaient les taxes sur le sel. Sosthène Chéron fut adjoint au maire du Mesnil.
Dès lors, il navigue sans discontinuer sur le même. Après avoir perdu son père en 1842 puis son ami Prunier en 1846, Félix Auguste fit construire en 1857 un nouveau navire de pêche de un tonneau, à La Mailleraye, appelé encore La Bonne intention. Il navigera à bord jusqu'à sa mort.

Pierre-Delphin le bien nommé

Pierre Delphin, mon arrière-grand-père, est né à Jumièges le 11 mars 1838.


Photo : Pierre Delphin Chéron au mariage de sa fille Suzanne avec Raoul Chandelier à Boscherville et 1906. Il porte sa médaille d'Italie...

Le 11 novembre 1850, à 12 ans, il débute sa carrière comme mousse puis novice sur La Bonne Intention, le navire de son père armé à la pêche fraîche. Plusieurs campagnes successives le mènent jusqu'en 1855.
Le 19 octobre 1855, il continue son noviciat sur la Pauline, armée à Dieppe, mais le 23, il entre à l'hôpital de Rouen. Son débarquement du navire est daté du 25 octobre.

Il fait naufrage


Le 16 février 1856, il embarque à Rouen, toujours comme novice, sur la Constance Augustine, caboteur de Dunkerque puis met sac à terre à Trouville le 29 février. Le 25 mars, au Havre, le voilà novice sur le sloop l'Augustine, d'Honfleur, qui fait naufrage le 18 décembre 1856. Pierre-Delphin est sauf et achève ainsi amariné son noviciat.

Le 18 février 1857, devenu matelot sur L'Helvétie, il quitte Rouen pour Marseille. Là, il embarque le 27 mars sur l'Algérie et revient à Rouen. Nouvel embarquement le 16 mai 1857 sur les Trois Marguerite, de Bordeaux, qui le mène le 31 août à Dunkerque.

Sa guerre d'Italie...


De la classe 58, il fut recruté avec le contingent du canton de Duclair sous le numéro 27. C'était un blond au yeux bleus mesurant 1,69 m. Un bel homme.
Levé pour le service le 1er septembre 1857, il ne délègue pas et est dirigé sur le port de Cherbourg. On l'admet le 19 septembre à la division. Puis il part à celle de Brest le 1er novembre. Le 20, il est à bord de l'Yonne comme passager et débarque à Toulon le 27 décembre. Il embarquera sur le Suffren le 1er juillet 1858 puis passe sur l'Algésiras le 5 mars 1859. Lancé quatre ans plus tôt, le navire fait partie de la flotte napoléonienne engagée dans la guerre d'Italie. 90 canons, navire à hélice, coque bois, il porte le pavillon du contre-amiral Jurien de la Gravière. Pierre-Delphin y est canonnier de 2e classe. A ce poste, Chéron va participer à la deuxième guerre d'indépendance italienne qui verra voit s’affronter l’armée franco-piémontaise et celle de l’empire d'Autriche. Sa conclusion permettra la réunion de la Lombardie au royaume de Sardaigne et posera la base de la constitution du royaume d’Italie.
 L'Algésiras part de Toulon le 5 mars avec les vaisseaux Eylau, Napoléon et la frégate L'Impétueuse,
  C'est le 26 avril 1859 que la population de Gênes salua de ses acclamations les premiers régiments de l'armée d'Italie entrés dans sa rade. C'étaient les 54e, 57e, 71e et 78e régiments de ligne, c'étaient aussi les turcos ou tirailleurs algériens; c'était encore la seconde légion étrangère. L'Algésiras, excellent marcheur considéré comme le souverain des mers par Gravière, le Redoutable et la Dryade avaient amené ce premier corps de dix mille hommes environ, aidés par les gros transports à vapeur l'Ulloa, le Mogador et le Christophe-Colomb. Pendant tout le temps que dura le débarquement, les hourras continuèrent, et les premiers soldats qui touchérent le rivage furent littéralement étouffés dans les embrassades. Quand le premier drapeau passa de l'Algésiras sur l'embarcation, tous les chapeaux se levèrent, et Gènes entière, par un mouvement spontané, s'inclina devant le drapeau français comme devant le labarum de l’Italie.
C'est à l'amiral de la Gravière qu'incombe l'organisation du blocus de Venise en juin 1859, mais l'armistice de Villafranca, signé le 7 juillet, interrompt ces opérations de l'escadre qui devait appareiller le 8 pour attaquer la ville.

Je mesure comme le monde est petit. Parmi les soldats débarqués par la flotte française figurait un certain Jean-Marie Déguignet dont je devais plus tard retrouver les mémoires dans une HLM de Quimper.

En mars 1860, L'Algésiras, au sein d'une division commandée par Pâris, quitte Brest pour Toulon puis Naples où le dernier roi des Deux Siciles se débat contre les Garibaldiens. La Marine française assure les communications maritimes avec Naples jusqu'à la capitulation de la ville en septembre.

Mais réunissant plus de trois années de service, on finit par débarquer Chéron et le congédier le 1er octobre 1860.


Médaillé d'Italie


Pierre-Delphin reprend son métier de matelot en embaquant sur la Marie Thérèse, armé à Bordeaux le 22 novembre 1860. Débarquement à Dunkerque le 5 octobre 1861. Le 19, il trouve un embarquement à Boulogne sur l'Emma. Il regagne ce port le 20 février 1862.
A Dunkerque, le 7 mars 1862, le voilà sur la Pensée qui rallie la Guadeloupe et débarque au Havre le 16 juin.  

La médaille d'Italie lui fut décernée à Rouen le 23 juin 1862. C'est une médaille en argent portant la légende Campagne d'Italie 1859 et la liste des batailles livrées : Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino.

Mais le voilà de nouveau levé le 25. On le dirige encore sur Cherbourg. Admis aux spécialités, il embarque le 11 juillet 62 à bord du Turenne. Il en débarque le 22 mai 1863 pour passer à la division de Brest. Retour à Cherbourg le 16 juin. On le congédie le 25.

9 juillet 1863. Pierre Delphin embarque à Rouen sur la Joséphine. Il en débarque le 30 décembre. Toujours à Rouen, le 1er avril 1864, il grimpe à bord de la Jeune Aline et débarque à Dunkerque le 21 octobre. Là, le 13 décembre, il retrouve La Pensée.

Son mariage


Pierre Delphin Chéron a épousé Pascaline Mauger en 1866. Cette fille d'Heurteauville est aussi d'une famille de marins. On retrouve des Mauger sur tous les bacs et sur les gribanes de Silvestre, aux carrières d'Yainville. Le mariage civil eut lieu en présence de Louis Jules Chéron, domestique, 26 ans, Jumièges, frère de l'époux, l'oncle Louis Augustin Lambert, pêcheur, 54 ans qui naviguait avec le père du marié, Charles Gruley, l'instituteur et Edouard Desmoulin, facteur demeurant à Duclair, ami de l'épouse, 42 ans. C'est Aimé Lepel-Cointet, le propriétaire de l'abbaye, qui officia à la mairie.
Le lieu de naissance des onze enfants Chéron, de 1867 à 1882 varie entre Jumièges (1867, 1869), Guerbaville (1872, 1875), Le Trait (1877), Heurteauville (1878), encore Le Trait (1882),  Heurteauville (1884), Yainville (1885, 1886 et 1888).

Pierre Delphin Chéron a été, en 1878, matelot à bord du Louise-Désirée, sloop de 62 tonneaux construit à La Mailleraye en 1843 et appartenant à Lécuyer & Paine. Il était sous les ordres de Louis Troudé, de Guerbaville. Matelots : Théodore Anquetil, Alphonse Poultier. Il navigait entre Rouen et Villequier.

La mort du père


Félix Chéron, le père de Delphin, est décédé le 7 juin 1879 à 6 h du matin en son domicile du Conihout. A 70 ans, il exerçait toujours la profession de pêcheur. Son matelot était n'était autre que son beau-frère, Louis-Augustin Lambert. Après avoir pratiqué la pêche sur l'Indépendant, maître Fournier, il naviguait avec Félix depuis 1839. Quarante ans ! Avec juste quelques infidélités dans les années 50 pour l'Indépendant. En 1837, il avait été réformé de l'armée pour carie du fémur avec ankylose de l'extrémité inférieure gauche.Son fils Louis était le perruquier du village.
Pêcheur aussi, Gustave Savary, voisin de Félix, âgé de 32 ans et le garde-champêtre, Auguste Fournier, 59 ans, un ami, furent les témoins de sa mort. Chrétien, le nouveau maire de Jumièges, signa l'acte de décès.

En 1880, en mémoire à son père, Pierre Delphin fit constuire un bateau de pêche à La Mailleraye qu'il baptista la Bonne Intention. Il l'arma encore en 1881 et 1882, année où Augustin Pierre Deconihout, de Jumièges, lui vendit la Jeanne Pierre, construite la même année à la Mailleraye, du port de un tonneau. Pierre-Delphin l'utilisa pour la pêche jusqu'en 1886. Ce navire n'a pas réarmé par la suite.

Patron du Passager d'Yainville

Mais dans le même temps qu'il pratiquait la pêche, Pierre Delphin naviguait au bornage à bord du Passager d'Yainville, ex-Passager du Trait. La navigation au bornage suppose un tonnage limité et une faible distance. C'est le cas d'un bac. Ce navire de cinq tonneaux a été lancé en 1850 au Trait et a changé de nom le 23 janvier 1865. Pierre Delphin en est le patron du 27 octobre 1881 au 10 décembre 1883. Après quoi, il cède la barre à Guérin. Puis Agnès le pilote plusieurs années. Silvestre, le patron des carrières d'Yainville, en est d'abord le propriétaire.

Le Jeune Pierre

Le 23 décembre 1883, Pierre Delphine embarque à bord du Jeune Pierre. Seul. Armé à la pêche fraîche, c'est un bateau non ponté de 1 tonneau construit en 1882 à La Mailleraye et qui lui appartient.

En janvier 1892, Pierre Delphin retrouve le Passager d'Yainville avec Gustave son fils pour mousse et Lesage père et fils pour matelots. Noël Petit en est cette fois le propriétaire et l'armateur. Louis Lesage est né en 1840 à Canteleu, Armand en 1875.
1893 : L'équipage est composé des Lesage. Le mousse est toujours Gustave Chéron. On peut suivre sa destinée sur la page consacrée au bac de Yainville:

1894 : Pierre Delphin Chéron a 56 ans quand il marie une fille à Yainville, il est dit "passeur d'eau" et son épouse cabaretière, sans doute le café du Passage. L'équipage est encore composé de Louis Lesage et Gustave Chéron mais on trouve en outre Emile Crevel, novice né en 1876 au Trait ; François Chéron, autre fils de Delphin, novice lui aussi enfin François Vautier, né à Guerbaville en 1868, matelot et Pierre Julien, né à Jumièges en 1849. Pierre Delphin débarqua du Passager d'Yainville en février 1895. Louis Albert Mauger prit la relève.

Le Pauvre pêcheur



Aussitôt, Pierre Delphin se consacra à la pêche fraîche, sur  le Pauvre Pêcheur, construit à Dieppedalle en 1878, non ponté, 1 tonneau, ancré à La Mailleraye, et lui appartenant. A bord : François Georges Chéron pour mousse et Gustave Chéron pour novice. Avec François, il mène encore quelques campagnes jusqu'en 1898. Là s'arrêta manifestement son long cours. La veuve Lesage racheta le bateau et le confia à Pierre-Marie Julien, nartif de Jumièges, que l'on avait vu sur le bac d'Yainville sous les ordres de Pierre Delphin.

Pierre-Delphin et son épouse, Pascaline Mauger, sont allés s'établir ensuite à Duclair où, en 1903, leur cousin Gustave Maugé prit le commandement du bac à aubes. Les Chéron, selon la tradition familiale, auraient tenu café sur le quai du Havre.


Pierre-Delphin et Pascaline Mauger entourent leur fils. Il était de la classe 1898 et cette photo a peut-être été prise à Yainville où demeuraient alors ses parents. Selon la tradition familiale, il fit, comme son frère Pierre, campagne au Tonkin où il aurat disparu. En réalité, il mourut à Duclair le 12 novembre 1903. Curieusement, son registre matricule est vide d'information.

En 1906, Pierre-Delphin apprit sans doute par la presse que le navire sur lequel il avait fait sa guerre d'Italie, l'Algésiras, reconverti en navire-école pour les mécaniciens, fut détruit par un incendie à Toulon.
Pierre Delphin est mort à Duclair à 65 ans en 1908. Veuve, Pascaline Mauger s'est retirée chez sa fille, Marie Chéron, au café du Passage à Yainville. Elle y est décédée en 1927.



Haut de page