Les Marescot, voilà une vieille et grande famille de la presqu'île de Jumièges. Au Mesnil était leur maison et elle a donné quelques célébrités. Première ébauche de biographie. Aidez-nous à la compléter...

Quiz : où était la maison des Marescot ?
Dans leur géographie de la Seine-Inférieure, au chapitre Mesnil, Bunel et Tougard, en 1879, nous affirment : "On montre encore la maison des Marescot, famille de robe, propriétaire de la plus grande partie de ce pays. L'un de ses membres, André Marescot, fut au XVIIIe siècle vicaire général de Rouen."

Cette maison, on la mentionne encore dans un guide de 1898 : "Près de l'église du Mesnil, à droite, on verra la maison du Marescot qui mérite d' être observée en passant..."

Alors qui sont donc ces Marescot qui semblent occuper une place privilégiée dans l'histoire gémétique.

Un vieux clan

En 1398, Jean Marescot figure parmi ceux qui se partagent la charge de maréchal de l'abbé de Jumièges.
Au rôle d'imposition de 1413, ils sont fort nombreux. On note cette année-là un Raoul Marescot, trois Jehan Marescot dont un surnommé Fréret, Jehannot Marescot le jeune, deux Jehanne Marescot en bas âge, Ermion Marescot, deux Rogier Marescot dont un en bas âge, Guillaume Marescot, Robin Marescot, Ruart Marescot, Amelot déguerpie (veuve) de Colin Marescot, Pierrette Marescot (soubzage). Un seul échappe à l'impôt, c'est cet autre Rogier Marestot qui est alors varlet des queux à l'abbaye.
Bref, le clan est pléthorique. Qui est originaire de la région compte forcément des Marescot dans ses ascendants. C'est le cas d'Amélie Bosquet, l'auteur de La Normandie romanesque, c'est aussi le mien par Thomas Marescot, époux de Françoise Lecoq, Thierry Marescot, époux de Marie Corvée, Marie Marescot, épouse de Nicolas Duparc.
Dans les registes des mariages, les plus anciennes unions sont notées dès 1546 : celle de Philippe Marescot avec une Marie dont le nom n'est pas précisé et puis celle de Nicolas avec Jehanne Pinchard. Dès lors, ils vont donner du travail aux curés de Jumièges et du Mesnil.

De fieffés marins

En 1452, Robin Marescot, 45 ans, est "carpentier de bateaux". Les Marescot sont forcément de l'aventure des Jumiégeois à Terre-Neuve, au XVIe siècle. On retrouve leur nom tout au long du siècle.

Dans un mémoire de 1573, "Cristofle Ludom (?) aussi bourgeois de lad. ville, a declaré que depuys quelque temps, il luy a esté prins ung navyre par les pirattes et mené en Angleterre, au havre de Fanwich. Lequel estoit chargé de sel, du port de cinquante cinq tonneaux , ou environ , dont estoit Me Pierres Marescot de Jumieges, qui venait de Brouaige en ceste ville. Lequel navyre est encores de present aud. havre, tout rompu, brizé, et la marchandise vendue par le Vysadmiral d'Angleterre. Et pour autant qu'il a entendu de plusieurs bourgeois de ceste dicte ville, qu'ilz n'ont peu avoir restitution de leurs marchandises aud. païs d'Angleterre, neantmoings les granz fraiz et poursuictes qu'ilz en ont faictes, il n'a point voulu envoyer à ladicte poursuicte, de peur de perdre les fraiz qu'il feroit. Et valoit le tout. tant pour luy que pour ses compaignons, envyron III mil livres.
"


Peu avant 1600, Valentin Marescot sera l'un des derniers Jumiégeois à faire la traversée.

Au manoir d'Agnès

Le nom est également présent dans la toponymie locale. On note un enclos Marescot en 1651. Le 13 septembre 1687, André Marescot, Marchand demeurant au Mesnil, signe avec les relgieux le bail du bois taillis de la forêt de Jumièges. Le 16 mai 1704, il signe cette fois pour le manoir où réside alors l'excentrique Madame Leguerchois, née Becdelièvre de Quevilly.
Selon toute vraisemblance, André Marescot eut de Marie Anne Ponty,
le 18 décembre 1709, un fils prénommé comme lui et qui va jouer un rôle considérable dans le diocèse de Rouen. André Marescot décédé prématurément, sa veuve se remaria avec Guillaume Lemasson et s'établit à Duclair.

En 1712, Phillebert Marescot, 20 ans, est dit fermier des religieux lorsqu'il se marie avec Magdeleine Tuvache dont il aura trois enfants. Le 24 février 1722, il signe le bail du manoir. Philibert s'est remarié avec Marie Anselme en 1717 et convolera encore avec Marie-Anne Boutard en 1725.

Le 16 août 1714, à Rouen, paroisse de Saint-Patrice, un prêtre du nom d'André Marescot est le parrain d'André-Martin Tuvache, fils de Pierre Tuvache, procureur du Roi né à Jumièges et de Madeleine Leboucher, liée aux seigneurs de Honguemare.


En 1720, on apprend encore qu'un prêtre du nom d'André Marescot, exerçant son sacerdoce à Etoutteville, est le tuteur des enfants de son défunt frère aîné, prénommé Jacques. On procède à l'inventaire de leurs biens au Mesnil. Ils sont considérables.

Le 26 novembre 1736, André Philbert Marescot, fils de Philbert et Madeleine Tuvache, épouse au Mesnil Marie Madeleine Duparc, fille de Pierre François et Marie Madeleine Delahaye.

Les Marescot sont toujours au manoir de la Vigne quand, en 1748, éclate l'affaire des pigeons. Excédés par le volatiles des moines qui ravagent leurs semences, les paysans tendent des pièges, tirent au fusil. L'abbaye les traduit devant la justice.

Jean Hébert, 18 ans, dépose en premier. Il est domestique chez le sieur Marescot. Lors de la dernière saison des foins, flanqué de la femme de Philippe Robert et de celle de François Clérel, Jean Hébert s’apprête à « faire » une prairie appartenant à son maître. Il est bientôt midi. Quand soudain retentit un coup de feu devant la masure d’Etienne Cottard. Dire qui a tiré sur les pigeons, c'est une autre histoire. Mais il voit distinctement le fils Cottard, sept ou huit ans, courir dans la campagne pour ramasser les oiseaux morts. Combien ? Il ne saurait le préciser. En tout cas, c’est tout ce qu’il sait.
Catherine Merre, la femme de Philippe Robert, journalière, succède à Hébert. La cinquantaine, elle demeure au Mesnil. Elle aussi a entendu le coup de feu sur les pigeons. C’était dans la pièce de terre nommée la Mare, près de la masure à Cottard. C’est là que les pigeons viennent ordinairement boire. Elle n’a pas vu le tireur. Simplement le fils Cottard qui ramassait les victimes dans son bonnet. Avant de s’en retourner chez lui.
Mais elle ajoute qu’elle a aperçu plusieurs fois Etienne Cottard se promener dans la campagne avec son fusil. Il y a quelque temps, au manoir de la Vigne, propriété des religieux exploitée par Marescot, elle l’a vu faire feu sur les pigeons du fermier. Bref, l’accusation se précise…

Deux maires

En 1750, un avocat, maître Marescot, défend les Boutard au tribunal de Duclair face aux Porgueroult, leurs voisins, qui les assaillent d'insultes.

André Philbert et Marie Madeleine Duparc s'établirent à Bliquetuit. En 1776, André Philbert participe à un conseil de famille pour désigner un tuteur aux enfants du passeur de bac de Jumièges, Denis Mustel, avec qui ils est en parenté.

André Philbert et Marie Madeleine eurent :

Pierre Philbert Marescot, né à Bliquetuit en 1747. Là, il épouse, le 13 février 1781, Marie Marthe Françoise Fayel, fille de Simon et Françoise Viel. Il sera maire de Notre-Dame-de-Bliquetuit en 1788 et conseiller de 1802 à 1807. Veuf, il est mort à 65 ans le 14 février 1813, 21h, hameau de l'Eglise. Les témoins de son décès furent ses fils, propriétaires en ce lieu : André Philbert, 28 ans, Jacques Valentin Paschal, 26 ans;

Pierre Philbert Marescot et Marie Marthe Fayel ont eu :

1) André Philbert Marescot,  né le 18 avril 1784 à Bliquetuit, marié le 29 janvier 1818 à Guerbaville à Marie Adélaïde Tuvache (fille de Mathurin et Marie Adélaïde Leporc), décédé le 7 mars 1856. Il était propriétaire au hameau de l'Eglise. Le témoins de son décès furent Pierre André Philbert Simon marescot, frère, 73 ans, et Mathurin Tuvache, son beau-frère.


2) Jacques Valentin Paschal, né en 1786.

3) Pierre André Marescot.

Datée du Havre, 14 juin 1807, une demi-page in-fol à l'en-tête du Général Sénateur Canclaux [...], commandant les Grenadiers & Chasseurs des Départements de la Seine inférieure & de la Somme et portant le cachet de la sous-préfecture d'Yvetot autorise Pierre André Marescot natif de Bliquetuit à se retirer chez lui, « après avoir rempli pendant 6 mois avec zèle exactitude, et honneur l'emploÿ de sous lieutenant dans la première compagnie de chasseurs de la légion en activité de service au Havre »…

4) Philbert Chrisostome, né le 7 nivôse de l'an II à Bliquetuit. Témoins : Jean Baptiste Pierre Philippe Mabon et Geneviève Danger, épouse Duparc.

"On a découvert des sépultures antiques sous la crête d'un coteau qui domine le chemin du Roi, dans un ancien fief appartenant à M. Marescot de Bliquetuit. Auprès des squelettes , privés de sarcophages, on a recueilli des boucles en bronze, des médailles et divers objets en fer..." (Société des Antiquaires de Normandie, 1837).

La famille essaima à Bourville, Doudeville, Anglesqueville-la-Bras-Long... On note encore au XIXe un Marescot maire et propriétaire à la ferme de Routes, dite Petitville, commune de Doudeville. En 1868, trésorier de l'église, Adolphe Marescot fut parrain de la cloche.

Marescot, l'homme fort du diocèse

Selon Bunel et Tougard, le représentant le plus prestigieux est André Marescot. Il dirigea le diocèse de Rouen. Marescot est issu de notre famille gémétique. Voici la notice biographique que lui consacre Théodore Éloi Lebreton,


MARESCOT (André), né à Duclair, près de Rouen, en 1709, se distingua, dans le cours d'études qu'il fit chez les Jésuites, par une grande piété et beaucoup d'intelligence. Choisi par le cardinal de Saulx de Tavannes, archevêque de Rouen, pour diriger les études des jeunes clercs, il fut ordonné prêtre par ce prélat, et nommé curé de la paroisse de Saint-Nicaise de Rouen. Le jeune pasteur apporta, dans ces fonctions, une activité infatigable, et, plein de charité, il engagea son patrimoine pour subvenir aux besoins des pauvres de sa paroisse et de ceux des hôpitaux. Pourvu d'un canonicat dans l'église métropolitaine, l'abbé Marescot devint professeur de théologie, et se livra avec talent et succès à l'éloquence de la chaire. Dans sa jeunesse, en 1731, cet honorable ecclésiastique avait été couronné à l'Académie des Palinods de Rouen pour une pièce de poésie latine, ayant pour sujet La Chaste Suzanne.
Il mourut à Rouen, le 22 juin 1780, et fut inhumé dans la Cathédrale.
(V. Nouv. eccl., 1740, et Annonces de Norm. du 30 juin 1780.)

Naissance introuvable...

Nous avons recherché la naissance d'André Marescot dans les registres duclairois. Elle est introuvable. En revanche, le hasard nous a mis en présence de la mort de sa mère et l'acte en dit long. Marie Anne Ponty mourut à Duclair le 30 juin 1748 à l'âge de 60 ans. Elle était veuve en seconde noce de Guillaume Lemasson. Les témoins de son décès furent André Marescot, curé de Saint-Nicaise, à Rouen enfant de la défunte et Jacques Marescot, curé de Saint-Ouen de Thouberville, lui aussi enfant de la défunte.
Malheureusement, nous ne retrouvons pas de mariage Marescot-Ponty. Seuls, deux actes de tutelle de la haute justice concernent Guillaume Lemasson et Marie Anne Ponty, l'un en date du 23 mars 1745 (199 BP 11) et l'autre du 23 avril 1748, peu de temps avant la mort de la mère. Le prénom d'un enfant est mentionné : André. Sa branche paternelle : Robert Lemasson, oncle, Yvetot, Guibert et Adrien Orenge, Yvetot, cousins germains, Thomas Marchand, de Saint-Denis de Rouen, beau-frère. Il a épousé M. A Lemasson (199 BP 20).
Un Guillaume Lemasson est mort à Duclair le 11 décembre 1738 à l'âge de 19 ans et les témoins furent Pierre Ponty et Laurent Maupoint.
La naissance d'André Marescot reste donc à trouver, notamment sur les registres du Mesnil.

Sa carrière


1731 André Marescot est l'un "des concurrents heureux pour les prix, des Palinods. L'Académie du Puy de l'Immaculée Conception lui accorda celui de l'épigramme latine dont le sujet était La chaste Suzanne." (Philippe Guilbert, Mémoires biographiques et littéraires)

1734. Pulication d'une thèse.
Pâques 1735. André Marescot est ordonné prêtre. Il est dit de Duclair. Ce qui est sans doute vrai car sa mère y habitait. Mais cette mention a dû induire ses biographes en erreur quant à son lieu de naissance. Nous penchons pour Le Mesnil.

13 janvier 1736. Il prend possession de la cure de Notre-Dame de Quévreville-la-Milon, vacante par le décès de Jacques Lévesque. L'église était certainement en mauvais état puisqu'elle s'effondra d'elle-même à la Révolution. Cette paroisse fut rattachée à Saint-Jacques-sur-Darnétal.

14 janvier 1739. Prise de possession de la cure d'Anglesqueville-la-Bras-Long. Son église est dédiée à Sainte-Anne.

10 août 1739. Prise de possession de Saint-Nicaise, à Rouen, par permuttation avec Joseph Bénard dans des circonstances peu glorieuses comme on le lira plus bas.

1740. Les Nouvelles ecclésiastiques qualifient d'erronée sa thèse de 1734 et surtout l'accusent ainsi : "Fait lire aux jeunes Clercs les comédies impies des Jésuites ; empêche les Ecclésiastiques non décidés en faveur de la Bulle de dire la Messe dans son Eglise." La même revue lui reproche d'avoir été le protecteur d'un diacre trop préoccupé par les plaisirs terrestres et en conflit avec le curé de Sainte-Valéry-en-Caux.

26 avril 1751. Il est remplacé à Saint-Nicaise, dont il a démissionné, par François Anfrie.

9 octobre 1753. Nommé au canonicat vacant par démission de Rogier de Neuilly.


13 octobre 1753.
Reçoit  la prébende de Clais, vacante par la démission de M. Artur-Richard Dillon, nommé à l’évêché d’Évreux.

11 mars 1759. Nommé promoteur.

24 mars 1765. Nommé au personat de Mirville, vacant par le décès de Jean Louis de Roquigny de Bulonde.

5 novembre 1765.
Desmarquets, historien de Dieppe, se plaint du vicaire de Saint-Saens, dont étaient très mécontents les propriétaires et habitants et M. d’Oissel, le seigneur de la paroisse : « M. Marescot, vicaire général, veut, sous prétexte que le rituel dit que le prosne doit se faire intra solemnia, que le curé de Saint-Saens le fasse après l’évangile. Le curé de Saint-Saens, suplié par tous les habitants et propriétaires de continuer de le faire après la procession, a répondu à M. Marescot conformément aux désirs de ses paroissiens. A. Saint-Saens, le prosne s’est fait de toute ancienneté après la procession. »

28 juin 1766. Prend la prébende canoniale vacante par le décès dudit Sehier.


3 juillet 1766. Prise de possession de la prébende de Braquemont.

7 août 1766. Après sa démission de la prébende canoniale, il est remplacée par Louis Pierre de la Bruyère, du diocèse de Bourges.

30 mars 1768. André Marescot, licencié en l’un et l’autre droit, nommé assesseur en l’officialité.

15 juin 1773.
Lettre de l’arpenteur Pernet, à M. Marescot, chanoine prebendé de Braquemont : « Vous avez 434 acres de terre 2 vergées et 35 perches de terre à dîmer, depuis le Camp de César jusqu’à Belleville... Le total du terrain de Braquemont, non compris les terres nouvellement labourées dans la Cité de Lime ou Camp de César, est de 503 acres 1 vergée 11 perches.»
Etat et inventaire des contrats, aveux, cueilloirs et autres titres, notes et renseignements de la seigneurie et haute justice de Braquemont et du Pollet en partie, appartenant à messire André Marescot, chanoine de Notre-Dame de Rouen, à cause de sa prébende de Braquemont, 2e portion.
Date non précisée : Mémoire de M. Marescot, prébendé de Braquemont (2e portion) et, en cette qualité, gros décimateur et patron de la paroisse, contre Nicolas Gilles, vicaire de Braquemont, qui s’opposait à l’exécution des dits actes.

1780. A Rouen, Marescot habitait rue de la Grosse-Horloge, paroisse et presbytaire de Notre-Dame-la-Ronde. Vers 1780, il intervient contre un particulier qui s'était piqué de faire l'école à Sainte-Marguerite-sur-Duclair au lieu et place du curé et de son clerc.

22 juin 1780. Décès d'André Marescot. Il est remplacée dans son canonicat dès le 28. On note ce document dans les archives départementales :"Aux héritiers de M. Marescot, chanoine, 100 livres pour le pain de matines qui leur est dû pour l’année échue au 22 juin 1781."
Livres achetés à la vente du chanoine Marescot : 18 paquets de journaux de Verdun, 9 livres ; 3 volumes in-folio de Maldonat, 10 livres, etc
 

Le digesteur du curé Marescot

Le Mercure de France nous livre une anecdote sur Marescot : Les travaux, de notre Société ayant pour but principal, le bien public, nous nous appliquons non seulement aux Sciences & aux Arts à la perfection de l'agriculture & du commerce, mais encore à tout ce qui peut procurer l'aisance à nos Concitoyens, le soulagement aux misérables.
C'est dans le dessein de remplir une partie de ces engagements, & par la fuite des projets économiques qui lui font propres que M. Queriault, notre ancien Secrétaire, proposa le 11 Octobre 1758, à une assemblée extraordinaire de notre Société, un moyen de pourvoir à peu de frais à la subsistance des pauvres.

II dit après Messieurs Papin, Nollet & Polinière qu'on pouvait facilement, dans la machine connue sous le nom de Digesteur de Papin, faire avec des os, matière de pur rebut pour l'ordinaire, & une dépense d'ailleurs très modique, une quantité de bouillons & de gelées suffisantes pour la nourriture d'un grand nombre de pauvres, & passant de cet avantage particulier au bien général que produirait cette opération ; il ajouta, que vu la quantité immense des os qui se perdent dans les grandes villes, on pourrait en faire des tablettes, qu'il serait facile de conserver & qu'on transporterait au besoin dans toutes les parties où leur ressource serait nécessaire.

Nous nous appliquâmes dès lors à mettre en pratique les vues théoriques de notre Académicien & pour ne pas paraître vouloir enlever à d'autres les louanges & l'estime qui leur font dues pour les tentatives qu'ils ont faites dans le même genre, nous avouons avec sincérité que nous fûmes instruits par M. l'Abbé Nollet des premiers essais de M. Marescot, chanoine de l'Eglise de Rouen ; nous nous adressâmes à lui tant pour savoir la manière dont il opérait que pour nous informer des raisons qui l'avaient engagé à discontinuer ses opérations & à n'en point faire part au Public.

La générosité de M. Marescot le porta à nous envoyer non seulement un précis de ses opérations, mais encore son Digesteur qu'il nous a ensuite cédé.

Nous avons appris depuis par une Lettre de M. Voegeon, membre de l'Académie de Rouen , que c'était lui qui en 1753 avait fait l'essai des bouillons d'os & qu'il avait engagé M. Marescot, alors Curé, à se prêter à cette opération en faveur des pauvres de sa Paroisse.Cependant ces premiers essais n'avaient eu aucune fuite...

Un frère pauvre curé...

André Marescot avait donc un frère curé prénommé Jacques. Il exerça son sacerdoce à  Saint-Ouen-de-Thouberville où il fut aussi recteur de la confrérie du Roumois.
En 1759, on le retrouve cu
ré de Saint-Paul de la Haye. C'est une paroisse de 26 feux. La moitié des habitants est réduite à la mendicité, l'église est dénuée de tout, sans chaire, sans confessionnal et sans bancs.
En 1772, Jacques Marescot était toujours prieur et curé de Saint-Paul de la Haye

Mais un cousin riche


Les frères Marescot avaient pour cousin une autre sommité ecclésiastique. Philibert-Pierre Marescot fut docteur en théologie de la Faculté de Paris, prieur de Manthe-en-Dauphiné,  chanoine de Rouen... voici sa carrière.

Septembre 1738. Philipert-Pierre Marescot est ordonné parmi 47 tonsurés.

Septembre 1744. Signification de son grade.

18 septembre 1750. nouvelle signification de son grade.

30 juin 1752. Reçoit la cure de Saint-Sauveur, vacante par la démission de Thomas Le Rat.

1er août 1752. Prise de possession de la cure de Saint-Sauveur.

31 octobre 1753. Nommé vice-gérant du promoteur métropolitain.

13 juillet 1759. Prend possession de la prébende canoniale de Baillolet par démission de Martial Louis de Beaupoil de Saint-Aulaire.

22 juillet 1759. Promoteur diocésain et métropolitain.

21 mai 1760. Résigne de Saint-Sauveur où il est remplacé par Nicolas Le Hot.
Voici ce que dit de lui Léonard Sonnes : "Monsieur Marescot, qui, depuis l751 étoit Curé de S. Sauveur, où il a vu avec tranquillité, pour ne pas dire permis, les abus ridicules dont il est parlé  au sujet des Saluts solennels du S. Sacrement qui se disent dans cette Paroisse, vient d'avoir un Canonicat de la Cathédrale.
 Il a laissé pour Vicaire à S. Sauveur le sieur Morel, qui n'a aucun goût pour l'étude, dont toute la bibliothèque ne consiste qu'en quelques tomes dépareillés de l'Histoire du Peuple de Dieu, & d'une ignorance si crasse, que, malgré la facilité des Grands-Vicaires de M, de Tavanes à recevoir des Sujets tout-à-fait incapables, il a été refusé plusieurs fois pour les Ordres. Au surplus c'est un homme soumis, & ce rare sujet a mérité les égards du sieur Marescot.
Des Paroissiens faisant un jour des reproches à leur Curé sur son mauvais choix, il répondit : « Bon, si j'avois une condition meilleure, je la lui donnerois. C'est mon homme de consiance. Le Curé Esmangard a pour homme de consiance le sieur Saint-Ouen, il étoit bien juste que le sieur Marescot, qui vouloit s'élever, marquât son goût & son discernement par le choix de gens de consiance. Digne Promoteur de l'Officialité ! On peut dire qu'il est Chanoine par vocation, car on le voit souvent dormir, rire ou causer pendant l'Office Divin.
"

20 novembre 1760. Nommé aux fonctions de vicaire général pour l'abbé de Saint-Evroult, évêque de Rennes.

18 janvier 1763. Nommé à l'archidiaconé d'Eu vacant par démission de Marc Antoine de Noé, évêque de Lescar.

6 avril 1763. Vice gérant de l'officialité diocésaine.

21 juillet 1764. Nommé aux fonctions de vicaire général pour Pierre-Cosme de Savary de Brèves, abbé d'Aumale.

27 avril 1767. Nommé official diocésain jusqu'en 1779.

28 avril 1785. Toujours archidiacre d’Eu, il est nommé président de la Chambre du clergé, en remplacement de M. Terrisse, décédé.

28 septembre 1788. Décède en son domicile de la rue des Charnoies. Inhumé le lendemain.
Ses meubles furent vendus.

Portrait au vitriol

En guise d'éloge nécrologique, les Nouvelles ecclésiastiques brosseront un noir portrait d'André Marescot.
M. André Marescot Chanoine de la Cathédrale, mort au mois de Juin de l'année dernière à l'âge de 71 ans, a été aussitôt après préconisé dans les Annonces de la Haute et Basse Normandie (l'ancêtre de Paris-Normandie), comme singulièrement recommandable par sa piété, ses lumières, ses talents, son zèle, les services rendus au Diocèse. Quoique le peu qu'on trouve déjà dans nos Nouvelles au sujet de cet Ecclésiastique soit suffisant pour réduire ces éloges à leur juste valeur, il est à propos de montrer plus en détail combien la vérité est peu respectée dans ces sortes de panégyriques.

M. Marescot fit ses études chez les Jésuites de Rouen & se pénétra tellement de leurs principes & de leurs maximes, qu'il ne lui manquait que la robe pour leur être entièrement semblable. Aussi conçurent-ils pour cet élève une amitié particulière. Ils ne tardèrent pas à le recommander à M. de Tavannes, qui sur leur témoignage le choisit, avant même qu'il fût prêtre, pour diriger les études des jeunes Clercs, c'est à dire, pour leur expliquer & leur faire répéter les cahiers des Jésuites. L'Archevêque le récompensa bientôt, en le nommant à la Cure d'Anglesqueville- l'Esneval dans le pays de Caux, près le Havre-de-Grâce.
Les Grands-Vicaires Bridelle, Terrise & Rose qui, de concert avec les Jésuites, avaient résolu d'introduire l'ignorance dans le Diocèse, sous prétexte d'y établir le bon ordre & la soumission due à l'Eglise, pensèrent qu'il ne fallait pas négliger un homme si propre à les seconder. Lui-même gémissait de voir ses talents enfouis dans une campagne éloignée de la Capitale. Il fut donc question de le faire Curé de St.-Nicaise, l'une des plus grandes Paroisses de Rouen.

M. Joseph Bénard, titulaire de ce Bénéfice depuis plusieurs années, n'avait ni le don de la parole ni les autres talents nécessaires à un Curé, il montrait d'ailleurs peu de zèle pour les intérêts de la Bulle Unigenitus; & cette indifférence, péché en matière grave pour les simples Fidèles, était alors un crime irrémissible dans un Curé surtout de Rouen, & pour cela seul il méritait d'être destitué.

Les Grands-Vicaires soulevèrent contre lui son Vicaire, nommé Berthelot, homme mondain, qu'ils flattèrent de l'espérance de lui succéder.

Le nom des Marescot est porté ailleurs qu'à Jumièges. Nous voyons en 1239, Renaud Marescot, bourgeois de Rouen et paroissien de Saint-Eloi, autoriser les moines du Valasse à attacher leurs navires à son quai. En 1326, les geoles de Rouen sont tenues par Adam de Marescot. Rouen comptera aussi un botaniste distingué de ce nom.


Une famille noble porte le nom de Marescot. Elle est d'origine italienne et d'implantation tardive à Paris et en Normandie.
En 1628, un maître des requêtes du nom de Marescot échappa à une émeute des tanneurs rouennais lourdement taxés sur les cuirs. Il se réfugia au Parlement tandis que son carrosse était vandalisé et précipité dans la Seine. Les Marescot de Rouen étaient représentés, en 1629, au Parlement de Normandie, par le conseiller Michel de Marescot, sieur du Mesnil-Durand. L'histoire retient aussi un général Marescot, né à Tours, sans lien apparent avec la Normandie.
Ce Vicaire engagea dans son parti les Supérieurs du Séminaire de St.-Nicaise & quelques autres Prêtres de la Paroisse qui formèrent tous ensemble une ligue formidable contre le pauvre Curé.
M. Berthelot ne cessaít de dire que pour convertir le Curé, le Clergé & toute la Paroisse, il ne fallait pas moins qu'une ample Mission de Jésuites. Elle vint en 1737 , conduite par le fameux P. Duplessis & dura pendant les mois de Juin, Juillet, Août & Septembre. Les NN. du 3o Juin de la même année ne donnent qu'une légère idée des excès, des désordres & des profanations qui s'y commirent.

M. Berthelot ayant été pourvu en 1739 de la Cure de St-Etienne-des Tonneliers, fut remplacé dans le Vicariat de St Nicaise par M. Outin Chapelain de l'Hôpital Général. Celui-ci, quoique flatté des mêmes espérances que son prédécesseur, ne montra pas le même zèle; ce qui détermina les Grands-Vicaires à lui substituer M. Marescot, et à faire passer sur sa tête la Cure de S-Nicaise.

M. Bénard étant peu âgé & peu disposé à céder sa place, il fallait lui trouver des crimes pour l'obliger à permuter. Sa conduite fut épluchée avec rigueur; le P. Duplessis et ses compagnons fournirent des témoins; mais leurs dépositions ne s'accordaient pas. Une parente du Curé allait souvent au Presbytère, pour veiller à son ménage, parce qu'il n'y entendait rien. On en prit occasion de tramer contre le Curé l'accusation la plus atroce: on surprit la religion de M. de Pontcarré, Premier Président du Parlement; par ordre de ce Magistrat, la femme fut enlevée avec éclat en plein jour, fit conduite à l'Hôpital. Le mari n'en fut pas plutôt informé, qu'il alla réclamer sa femme à. l'audience du Magistrat ; & justifia si bien sa conduite qu'il obtint fur le champ son élargissement.

Alors les Grands-Vicaires ne balancèrent plus à brusquer leur entreprise. Il s'agissait d'engager M. Bénard à permuter avec M. Marescot. On en vint à bout à force de caresses & de menaces le 14 Mai 1739. Mais cet acte était si peu volontaire, que dès le lendemain M. Bénard en fit la révocation chez le même Notaire.
M. Marescot de son côté tâchait de faire accroire qu'il était bien aise que l'affaire fut manquée. Mais tandis qu'il amusait ainsi ses dupes, les principaux auteurs de cette lâche manœuvre ne négligeaient rien pour la consommer. Le 5 juin à six heures du matin, M. Bénard fut conduit par un Ecclésiastique chez une .personne vendue aux Grands-Vicaires. Là, intimidé de nouveau & plus que jamais, il se désista de sa révocation; & de peur qu'il ne se rétractât une troisième fois, on le retint dans la même maison , d'où on ne le laissa sortir que le lendemain & M. Marescot eut son Visa le même jour en récompense des services signalés qu'il avait rendus & rendait encore au Diocèse, dans la direction des études des jeunes Clercs. En prenant possession le 11 Août, il notifia à M. Bénard qu'il eut à. partir dès le lendemain pour Anglesqueville. L'ordre était aussi absolu que précis: le pauvre M. Bénard s'exécuta le jour même, & mourut quelques mois après dans sa nouvelle Cure, accablé de chagrin.

C'est donc par ces voies odieuses que M. Marescot parvint à la Cure de St. Nicaise.



Recherche du cadavre de Monsieur Marescot
 



Avis à MM. les maires des communes riveraines de la Seine.

MM. les maires sort invités à faire rechercher, sur le territoire dn leurs communes respectives le cadavre du sieur Marescot, ex-commissaire-priseur à Rouen, qui s'est noyé le 27 décembre dernier , en patinant sur la Seine, à la hauteur du hameau de Lescure

Il était âgé de 28 ans, taille de 5 pieds 5 pouces, cheveux châtains, favoris noirs et courts; vêtu d'une redingote bronze foncé, garnie en soie avec colet de velours, d'un gilet de couleur fond blanc, cravate noire, pantalon bleu, bottes à la russe, avec des patins neufs aux pieds; ayant sur lui une montre à boîte d'or avec une chaîne en or et une chaîne de sûreté; plusieurs cachets et clefs en or, et à sa chemise deux épingles également en or. 

La famille du sieur Marescot promet 600 francs aux personnes qui pourraient retrouver son cadavre, et qui, dans ce cas, devraient en donner connaissance à Rouen, chez Georgem , commissaire priseur; à la Mailleraye, chez M. Tuvache, maire; ou à Caudebec, chez Mlle Marescot, rue des Belles-Femmes.
Préfecture de la Seine-Inférieure, 1822.
La manière dont il s'y est conduit répond à cette entrée. II entreprit aussitôt de tout changer dans la Paroisse, & de faire main-basse fur tous les établissements que ses prédécesseurs avaient formés de concert avec les Paroissiens. Les fondations étaient distribuées comme en titre de Bénéfices entre les Prêtres de son Clergé. Il prétendit qu'elles devaient lui être remises, pour en disposer à sa volonté. Les Registres du Bailliage de Rouen, du Parlement & du Conseil du Roi sont chargés de
nombre de Sentences & d'Arrêts sur Requête qu'il sut obtenir pour autoriser cette invasion. En même temps, il introduisit quantité de Saluts du S. Sacrement & de dévotions Jésuitiques dont il eut soin de relever l'éclat par un abondant luminaire, à l'exemple de ses anciens Maîtres. C'était à l'entretien de cette espèce de luxe qu'il employait les fondations. D'ailleurs insinuant & patelin par caractère, il savait gagner la confiance des personnes qu'il confessait, se procurer des dons, des legs testamentaires, comme le seul moyen de l'exempte, disait-il, de vendre son patrimoine pour secourir les pauvres. Il fut quatorze ans Curé de S.-Nicaise.

M. de Tavannes, suivant l'Auteur de l'éloge, le nomma Chanoine pour le mettre en état de rétablir sa santé, que les travaux de la charge Pastorale avaient altérée; & néanmoins , suivant le même Ecrivain, M. Marcescot, ne pouvant contenir son zèle, joignit à l'assiduité exemplaire au Chœur, les occupations pénibles de la Chaire & du Confessionnal; il s'appliqua plus que jamais à inspirer aux jeunes Ecclésiastiques le goût des Saintes Lettres par des Conférences réglées sur l'Ecriture, qu'il avait commencées étant Curé, et qu'il a continuées jusqu'à sa mort. La vérité est que malgré ces doctes Conférences, l'ignorance règne parmi le jeune Clergé, au point que M. Desboussays, Chanoine & Professeur de Théologie, ne put s'empêcher de s'en plaindre un jour à M. le Cardinal de la Rochefoucault. (portrait ci-contre)

M. Marescot, Archidiacre, Grand-Vicaire & cousin du défunt, fut témoin de ces plaintes; & pour détourner son Eminence d'avoir égard , il dit magistralement: Monseigneur, Monseigneur, j'aime mieux des ignorants que des savants , ils nous sont plus soumis, parole plus convenable à un locuteur de Mahomet qu'à un Ministre de J. C. Elle montre aussì que ces deux dignes parents étaient à l'unisson pour le goût de gouverner l'Eglise à la turque; avec cette seule différence que l'un plus actif travaillait à établir l'ignorance, en faisant semblant de la combattre, et que l'autre se contentait de lui applaudir.

L'Auteur de l'éloge, qui passe sous silence l'invasion des fondations de la Paroisse S. Nicaise, fait un grand mérite à l'ancien Curé d'avoir fait réunir beaucoup de Chapelles de la Cathédrale à la Mense Capitulaire, et d'avoir consommé cette entreprise par son activité et par sa prudence.
Des Mémoires imprimés sur cette affaire prouvent qu'il n'y eut jamais union plus injuste et plus criante que celle-la. M. Marescot allégua pour motif l'augmentation du Culte divin. Cependant l'Office n'a jamais été plus mal célébré qu'il l'est depuis.
On dit que cet ancien Curé lui même s'en est repenti au lit de la mort, et qu'il en a fait amende honorable. Par son Testament, il a donné à la Bibliothèque de la Cathédrale les Livres qu'il avait confisqués comme mauvais et pernicieux. Parmi quelques Livres impies, on y remarque le Nouveau Testament du P. Quesnel et l'Abrégé de l'Histoire Ecclésiastique de M. Racine.
Le reste de sa Bibliothèque a été vendu publiquement.
II y avait tant de vieux Livrets méprisables à tous égards, qu'on entendait souvent à la vente : Que de bouquins! Ses amis même en riant disaient la même chose. C'est probablement dans ces sources qu'il puisait ses Conférences, puisqu'il n'avait qu'un seul Père de l'Eglise, S. Bernard, et encore de l'ancienne édition...


Autre anecdote sur un Marescot.
Elle date de l'occupation anglaise...

 

Si les Anglais prenaient des Français armés, ils disaient, de ceux qui n'avaient pas le moyen de payer leur rançon, qu'ils étaient pris en brigandise et les pendaient sans pitié. Gilles le Petit, qui se trouvait dans ce cas, fut exécuté à Caudebec, et Gilles Marescot, son compagnon, se sauva du gibet, parce que le bourreau venant à mourir, il consentit à le remplacer.
Lettre de Hue Spencer, écuyer, bailli de Caux, au vicomte de Caudebec, datée du 17 mars 1429 pour faire payer à son lieutenant 12 livres tournois pour avoir appréhendé en brigandise les nommés Gilles Marcesot, demeurant près Bahieux et Nicolas Le Petit, de la duchié de Bar, lesquels résidaient en la ville de Louviers, alors désobéissante au roi. L'acte porte que ledit Le Petit fut pendu au gibet de Caudebec mais comme il n'y avait pas de maître de la haute justice dans ladite ville et que la cause dudit Gilles Marescot avait paru piteuse aux juges des assises il fut établi et ordonné maître de la haute justice du roi dans ledit bailliage. L'histoire ne dit pas si Marescot pendit son compagnon...