Depuis le XIXe siècle, le café de l'Eglise dresse ses briques rouges face à l'église d'Yainville. Mais peut-être existait-il ici un café bien avant.

Par Laurent Quevilly.

Si Yainville était jadis un très petit village, il a compté plusieurs estaminets. Son passage d'eau, ses carrières, sa station de chemin de fer expliquent la chose à la fin du XIXe siècle. On a localisé un établissement près du bac ainsi qu'un hôtel, un relais de chevaux en bas de la côte Béchère et le café Reniéville dans le virage, un café près de l'église, un autre près du calvaire, un autre encore à la ferme Berneval, un sur la route de Duclair, un dernier près de la gare. Soit près d'une dizaine. Bref, de quoi étancher sa soif. Et
alors que la lutte contre l'alcoolisme se développait, M. Hébert, instituteur d'Yainville, donna une conférence sur ce thème en 1900 sous la présidence du maire.

Dans ces années 1910, le café de l'Eglise est tenu par ma grand-tante, Marguerite Mainberte, épouse Henri Bruneau qui, lui travaille chez Mustad. En 1906, Henri était en effet régleur de machines à l'usine de Duclair. Quand à son épouse, elle etait appointeuse en clouterie. Le couple édita une carte postale. Henri Bruneau est mort durant la Grande  guerre.
Marguerite continua à tenir le café après l'Armistice...

Ces deux images sont prises, l'une avant, l'autre après l'édification du monument aux morts.

Le café fut longtemps propriété de M. Benard. Avant de tenir le café de l'Eglise, Bénard s'était illustré dans la presse locale. En mars 1903, alors qu'il était messager, il suivait la route de Duclair, conduisant une voiture attelée de deux chevaux, lorsqu'on arrivant au hameau de la Fontaine, son attelage fut heurté par une autre voiture tractée par un seul cheval. M. Benard descendit et aperçut un homme étendu sans connaissance sous les pieds du cheval du véhicule qui venait de le heurter. Il le releva et le déposa sur l'accotement de la route, puis continua son chemin.
Le blessé a été trouvé quelque temps après. par un cavalier du 9e cuirassiers venant en permission dans sa famille, qui le reconnut pour M. Edouard Jeanne, âgé de 65 ans, cultivateur à Saint-Martin-de- Boscherville. Il le fit monter dans sa voiture restée sur la route et le conduisit à son domicile. M. Jeanne a le côté gauche de la tête assez fortement abimé.
(La Vigie de Dieppe).

Au café de l'église se déroula un fait divers étonnant.
En juillet 1932, M. Bénard fête ici  la communion de son fils. On sert du poisson à la famille assemblée. Le lendemain, les restes sont proposés aux 22 convives. Avec de la mayonnaise. 19 y goûtent. Ils sont tous hospitalisés ! Pire : une jeune Pavillaise décède...

Marie Chéron, une autre grand-tante, avait repris le café du Passage, près du bac d'Yainville, tenu par ma grand-mère, Julia Chéron. Elle ajouta à son actif le café de l'Eglise qui fut tenu aussi par sa fille à l'enseigne de Macchi.

La famille Chéron loua ensuite l'établissement à Armand Greux . On voit sur cette carte postale le père Lévêque, ancien maire rad soc d'Yainville, affublé d'une jambe de bois et qui vivait en bas de la rue de la République.
Puis le café fut loué à Roger et Jeannette Andrieu, de Marseille. Jeannette avait été une amie d'enfance d'Yves Montand. Elle racontait que la mère du  jeune Yvo Lévi criait dans l'escalier avec l'accent méridional : "Yves ! Monte...an ! Monte... an !" Et c'est ainsi qu'il aurait choisi son pseudonyme. Quand Montand passa à l'Omnia de Rouen, Jeannette alla au concert et lui fit passer un mot. Il la reçut dans sa loge en tombant dans ses bras. Roger introduisit la pétanque à Yainville. Un contorsionniste ! Derrière son comptoir, je l'ai vu se toucher le nez avec son pied.  Nanti d'une telle souplesse, il m'a facilement vengé d'un type du Trait qui m'avait fait un œil au cocard dans le café. On y fit des parties de baby-foot mémorables en glissant 20 centimes dans le juke-box. Michèle, la fille de la maison, était un rayon de soleil.

C'est en 1973 que, représentant de commerce, Norbert Mauger reprend le café de l'Eglise. Il préside le club de la Pétanque yainvillaise durant 10 ans puis devient président du comité des fêtes. Il met aussi sur pied une quinzaine commerciale en 1983. Cette année-là, en mars, il est élu conseiller municipal. Il se chargera des travaux, du logements des sports et des loisirs et des jardins fleuris. Norbert Mauger représente aussi Yainville au Sivom et au syndicat de ramassage des ordures ménagères. Il est mort brutalement.



Le café s'est appelé un temps l'Embuscade puis le Relax.




Les autres cafés d'Yainville...


1833-36 : Pierre Guillaume Leroy est cabaretier,

1836-1841. Cabaretier : Ferdinand Capelle, 49 ans, époux d'Adélaïde Lafosse dont il a quatre enfants.

1841 : Echopier : Louis Dominique Damandé.

1851 : Jean-Jacques Lécuyer, 56 ans, est débitant d'eau de vie. Ancien marin natif de Bliquetuit en l'an 3, il mourra à Yainville en 1858. Il s'était marié au Trait en 1819 avec une Caudebecoise, Marie Vautier. Ils vivent avec un neveu de 7 ans.
Emmanuel Grouvel est également débitant, époux d'une Lecomte.
La profession compte encore Louis Alphonse Victor, 59 ans. sous son toit, une domestique élève un nourrisson.
Débitant toujours : Louis Dominique Damendé, 71 ans, qui mourra en 1856.
Débitante encore : Adélaïde Lafosse. Bref, c'est l'année où l'on compte le plus de comptoirs, sans doute de bien modestes débits de boissons. Le recensement est essentiellement à caractère agricole, les carriers sont pratiquement inexistants.

En 1861 Jean Delépine est cafetier aux carrières. Il a 56 ans et partage ses jours avec Rose Ismérie Thorel dont il a trois enfants.
Son estaminet était proche de la Seine. Le 8 avril, à 4h du matin, on découvrit le cadavre de Pierre François Herment, pêcheur, demeurant à Caudebec.Victor Duquesne, 57 ans, ancien douanier et Jean Delépine, le cafetier, firent la déclaration.
Près de l'église, Marie Catherine Vautier, veuve Lécuyer est toujours débitante de tabac. Elle vit avec son neveu de 17 ans.  Lorsqu'elle meurt, cette année là, on la qualifie de
cafetière.

1863 :
  Pierre Alphonse Gosselin, 63 ans, est cafetier. Il marie sa fille à Pierre Augustin Hazard, domestique à Yainville, natif d'Yvetot.

1867 :  Jean-Baptiste Adolphe Crépin est brocanteur et débitant au Village. Autrement dit près de l'église. Le secrétaire de mairie de l'époque a la bonne idée de préciser les sections dans les actes d'état civil.
Originaire de Saint-Wandrille, Eliot est limonadier et cantonnier au hameau de Claquevent où son épouse, Célestine Groult, Traitonne de naissance, est épicière
.

1868 : Primout est aussi limonadier à Claquevent et mécanicien de marine. Ce natif d'Oissel en est à son troisième mariage. Son épouse à pour nom Flore Groult, du Trait. On la retrouvera comme débitante à Claquevent en 1870.
Le 12 novembre décède au Village Françoise Adélaïde Levallois, cafetière et débitante de tabac. Native de Duclair, elle était la veuve du cantonnier communal, Pierre Jean Roisset, mort en 1861. Douaniers, son fils et son gendre déclarent le décès.

1869 :
Alphonse Etienne est débitant de tabac au Village. Son épouse s'appelle Amante Caron. Joseph Charles Jeanne, ancien douanier, 60 ans, y est marchand mercier et épicier. Son épouse, Reine Barnabé, 51 ans, native de Jumièges, décède avec  les mêmes qualités.

1872. Jean Alphonse Etienne est toujours débitant et propriétaire. Son épouse en première noce, décédée en 1856, Justine Euphrasie Viard, fut aubergiste à Duclair. Etienne marie sa fille à un chasse-moute du chef-lieu de canton.

1876. Dans le section du Village est toujours recensé Etienne. Au Claquevent, Vincent Primout, 47 ans, est cafetier et logeur. Sa femme est Flore Groult et le couple a deux enfants. Sous leur toit vit le beau-père, Louis Groult, 66 ans. Cinq pensionnaires se partagent les lits : Eugène Prunier, Jean Lefèbvre, Ernest Quetteville, Baptiste Lecomte et Achille Leroux, tous terrassiers, le dernier ajoutant la qualité de voilier.

A la fin du XIXe siècle, on note à Claquevent un aubergiste du nom d'Eugène Vincent. Il fit faillite en 1880 et mourut quelques années plus tard avec la qualité de charpentier, métier qu'il exerçait de longue date.

1881. 
Pierre Bénard, débitant et cantinier à Yainville, fait faillite. Michel Antoine Vernet et son épouse, Marie Lamotte, sont cantiniers. Louis Mauger et son épouse Julienne Marie Grain sont cafetiers. Il aura cette qualité dans les années qui suivent mais on le retrouve surtout comme marin aux carrières et, un temps, patron du bac à vapeur de La Mailleraye avant de revenir naviguer pour les carrières Silvestre.
On recense un maître d'hôtel du nom de Charles Fauvel, 46 ans, époux d'Adélaïde Fréville, deux enfants. Flore Groult, femme Primout, est épicière débitante. Elle vit avec sa fille, deux nièces et une domestique de 15 ans, Marie Maillard. Est également cafetière Marie Guéroult, 57 ans, flanquée de sa fille Laurentine, 22 ans.

1888. Achille Chauvin tient un hôtel, sans doute l'hôtel Carré, où meurt le carrier Beauchel, un Breton, le 27 avril. Chauvin est dit aussi cafetier, 41 ans, époux d'Eugénie Vallois. Ils s'étaient mariés à Sainte-Marguerite en 83. Achille exerce la même profession que son père, implanté à Bermonville. Au moment de son mariage, il est restaurateur à Varengeville et veuf en première noce de Follet Emelie. Au cours de son séjour à Yainville,  Chauvin trouvera deux noyés au bord de la Seine. Il aura aussi le malheur de perdre son fils, soldat d'infanterie à l'île du Salut. L'hôtelier d'Yainville est mort en 1902.

En 1889, Duonor tient café à Yainville. Il était le fils d'un enfant trouvé devant la porte de l'hospice de Rouen en 1818 et qui avait épousé une journalière à Yainville. Son nom est une invention de l'administration. Un jour de Novembre, chez Duonor, deux journalier se battent pour une femme : Amaranthe et Cottard, employés chez Levaillant, à Jumièges. Puis Amaranthe brise la vitre du café d'où l'ont venait d'expulser les protagonistes.

En 1891, on sait que Chauvin avait six pensionnaires : Eugène Silvestre, terrassier de 56 ans, Emile Lasne, marin, 35 ans, Alfred Quédeville, 49 ans, carrier, Honoré Levaillant, 38 ans, batelier, Emile Sainsaulieu, 35 ans, carrier et Louis Parésy, 27 ans, batelier. Chauvin a 8 enfants, seuls les deux aînés travaillent. Achille, 19 ans, est maréchal, Raymond, 15 ans, charpentier.

Alexandre Grain fut conducteur de voiture publique, épicier et débitant à Yainville. Sa femme, Béatrice Virvault, est couturière et le couple a un enfant. En juin 1890, il fut condamné à 16 F d'amende pour voies de fait envers Florentin Lenoir.
La fête de la Madeleine est célébrée à Yainville chez Grain, en 1891. Dans l'après midi, divers jeux sont proposés, de même qu'u concours de tir avec des lots offerts par le préfet, le sénateur Waddington, le député Lebon, MM Silvestre, Lamiré... A 7h les prix sont distribués au 10 lauréats : Gruley, Lecointre, C. Hébert, Chepelière, Bavant, Lechevalier, Turmine, J. Séhet, P. Séhet et J. Mauger. Le soir, bac, feu d'artifice et illumination chez Grain, le cafetier.

Grain fit faillite à 25 ans en 1892 et, selon l'hebomadaire Les Archives Commerciales, il trouva un successeur l'année suivante en la personne de M. Beyer. A cette époque, deux frères Beyer, originaires de l'île de Batz, étaient voiliers à Yainville, profession qu'il continuent d'exercer par la suite si l'on se fie à l'état civil.

En revanche,  t
oujours en 1892, Charles Duonor, 38 ans, est toujours cafetier-épicier à Yainville.

En 1894, Ferdinand Lemaréchal est dit cafetier. Il tiendra le café de l'église. Trois ans plus tôt, il s'est marié à Yainville avec Adolphine Testu. Son frère, Georges  Lemérachal, est marié avec Georgette Chéron, ma grand tante, fille du passeur d'Yainville.

1896. Adélaïde Pascaline Mauger est cabaretière près du bac, au café du Passage, je pense. Son mari, Pierre Delphin Chéron, mon arrière grand-père, est alors pêcheur, il possède le Pauvre Pêcheur, construit à Dieppedalle en 1878, non ponté, 1 tonneau, ancré à La Mailleraye. A bord ses fils : François Georges Chéron, mousse et Gustave Chéron, novice qui sera le passeur d'Yainville.

1897 :
Emile-Prosper Persil est le passeur d'eau. Sa femme, Césarine Célestine Mauger tient un cabaret.
Dimanche 25 juillet 1897, l'assemblée de La Madeleine se tient chez Ferdinand Lemaréchal, place de l'Eglise. Jeux divers, bal gratuit.

1898 : les cafetiers sont Pierre Edmond Reniéville, 37 ans, marié à Saint-Paër avec Augustine Thierry. Son établissement se tient au bas de la côte Béchère, dans le virage de la route de Rouen au Havre.
Le café Lemaréchal est toujours recensé, Achille Chauvin, 51 ans, est toujours maître d'hôtel. Et témoin d'un triste fait-divers. Le 13 février, Louis Ostor, 35 ans, matelot d'Yainville, lui paye le prix de son repas. Puis envoloppe son argent dans un mouchoir en disant : si je me fous à l'eau, on le retrouvera dedans... On ne l'a pas revu.

1901 : Reniéville toujours cafetier sur la route de Rouen au Havre.
Pierre Chéron, mon arrière-grand-père, semble avoir abandonné son statut de passeur du bac d'Yainvlle pour celui de cafetier qu'occupait sa femme, cinq ans auparavant. Il va cependant quitter Yainville pour Duclair.
Achille Chauvin est cafetier. L'un de ses deux fils, Henri, 17 ans, est clerc de notaire chez maitre Touzé, à Duclair.
Si Aristide Cuffel, natif de Jumièges, est bourrelier, sa femme, Jeanne Lafont, est débitante. près de l'église.

1903 : On compte trois cafetiers-épiciers :
Constant Coquin, natif de Guerbaville, qui a été un temps domestique de Guibert, aux carrières. Il est marié avec Berthe Dorléans dont il a deux enfants.
Toujours Reniéville, au bas de la côte Béchère.
Aristide Cuffel, qui organise la Sainte-Madaleine le dimanche 26 juillet. 4 h : grand bal champêtre, à la chute du jour, fête vénitienne, à 10 h, grand feu d'artifice.
Emile Bénard est messager, cultivateur et débitant. Un dimanche soir, vers 10h, il conduit un attelage de deux chevaux et accroche un équipage similaire à La Fontaine. Le conducteur git sous la voiture. Bénard le traîne sur le bord de la route. Et part chez les gendarmes. Seulement, quand on revient, il n'y a plus personne. Edouard Jeanne, 65 ans, cultivateur à Boscherville, a été relevé par Renaud, cavalier du 9e cuirassiers en permission, qui transporta le blessé chez lui. Touché à la tête, Jeanne succomba quelque temps après.
Voilà que l'on fête la Sainte-Croix à Yainville, ça se passe le 13 septembre, chez Bénard, avec courses vélocypédiques cantonlales, à 3h, le soir, à la chûte du jour, bal suivi d'une séance de phonographe.

Le dimanche 14 juillet 1904, Cuffel, près de l'église, organise la Sainte-Madeleine près de l'église. Bal à 4 heures, fête vénitienne, grand feu d'artifice.

En 1906, on retrouve les mêmes. Reniéville a maintenant sept enfants. Aristide Cuffel est pleinement épicier-cafetier. Il a cédé son activité de bourrelier à un ouvrier de Saint-Paër, Alfred Capelle. L'épouse d'Aristide exerce quant à elle le métier de mercière. Le couple a trois fils.

1913 : Emile Bénard est cafetier en bas de la côte Béchère. Reniéville occupe toujours les mêmes fonctions.
Henri Bruneau édite une carte postale du café de l'Eglise

1921 : Marie Chéron tient le café du Passage. Elle vit avec sa fille, dite Hjoerdis, sa mère, Pascaline Mauger et sa nièce Marie-Louise Mainberte, née dans la maison.
Marguerite Mainberte, veuve Bruneau, tient toujours le café de l'Eglise. Elle est mère de trois enfants et a un pensionnaire, Vincent Arbona, cultivateur espagnol né à Parcent.
Henriette Beyer est débitante au village. Son fils Henri est chauffeur à la centrale. Henriette a quatre autres enfants : Georgine, Madeleine, Roger et Simone.
Reniéville, débitant, compte deux de ses filles dans les bureaux de l'entreprise de Pont-à-Mousson. Dans ces années  20, le café Reniéville mène une guerre de frontière avec le relais de chevaux Bénard. Si une poule de l'un passe chez l'autre, elle est tuée.

Quand venait la Sainte-Madeleine, la fête du village n'avait plus lieu sur la place de l’église, mais près du café Têtelin, sur le chemin de la gare. Louis Acron : "A la retraite aux flambeaux, on partait du café. Chacun portait son falot et les grands avaient des pétards." Forcément, il s'en trouvait toujours un pour balancer un engin explosif par la fenêtre ouverte de la chambre à Reniéville. Qui, bien entendu, déposait une nouvelle plainte auprès des gendarmes de Duclair.

Le 22 juillet 1923, la Sainte-Madeleine eut lieu au café Beyer. 15h: course cycliste, 16h: jeux divers, 17h: mât de cocagne, 18h grand bal public. M. Beyer tenait à disposition toutes boissons et collations champêtres. La veille, samedi 21 juillet, eut lieu une retraite aux flambeaux. organisée par M. Tételin, du café de la Gare, avec le concours des tambours et clairons du Trait. Après quoi eut lieu un bal. Durant ces deux jours, on invita les habitants à pavoiser leur maison. Georges Tételin avait six enfants et sa femme reçut la médaille de la famille française...

Puis la fête se déplaça au café du Passage, chez Marie Chéron avant de revenir plus tard au bourg.  On y trouvait toujours le mât de cocagne d’où pendaient les saucissons, les biscuits et autres lots. Pour compliquer l’ascension, on enduisait le bas du mât de savon mou. C’était aussi la course en sac, la course aux grenouilles dont l’enjeu consistait à ramener des batraciens vivants dans une brouette.

Le  20 juillet 1924 eut encore lieu la Sainte-Madeleine. Une course cycliste fut organisée par  Guérin, le marchand de vélo du Trait à 17h et ouverte aux seuls coureurs de Jumièges, Yainville et du Trait. Elle suivait celle de la commune lancée à 16h.

1926 : Marie Chéron toujours débitante au café du Passage. Sous son toit vivent Pascaline Mauger, sa mère, Christiane Topp, sa fille, Marguerite Mainberte, veuve Guillaumet, sa nièce ainsi qu'un maçon de chez Cornier, Robert Pradot, 33 ans, natif de Droux. (On ne sait ce que fait là ce garçon qui se maria en janvier 35 à Enghien-les-Bains et mourut en 1965 à Bellac.)
Marie Taclet, native de Saint-Wandrille, est épicière. Epouse de Maxime Taclet, chauffeur à la centrale.
Henriette Beyer semble en revanche avoir cessé ses activités.


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