C'est ce que l'on appelait partout ailleurs la soule. Ici, c’était la pelote. Une petite balle renfermant une prime et que l’on s’arrachait au prix des pires violences. Monde fermé, la presqu'île de Jumièges fut l’un des derniers terrains de jeu de la pelote. Et la toute dernière fut lancée au Mesnil. Nous sommes le mardi 25 décembre 1866, jour de Noël...


La cloche campane à tout va la fin des vêpres. L'abbé Lévesque vient de libérer ses ouailles quand, devant le porche de l'église Saint-Philibert, un cercle innombrable se dessine. Le maire, Emile Honoré Virvaux, offre son bras à la dernière mariée de l'année. Un honneur convoité ici pour toutes les promises ! Au point de fixer leurs noces au plus près de Noël. Mais, cette année, elles ne se marquent pas à la culotte, les épousées. En 1866, le Mesnil n'aura connu en tout et pour tout que trois mariages. Et comme la tradition veut que celle qui lance la pelote soit native de la commune, Louise Clémence Saint-André s’impose de droit. Fille de Paul Stanislas Saint-André et de Victoire-Désirée Lefèbvre, elle a épousé en février Pierre Théodore Monguerard, originaire de Bliquetuit. Louise Clémence a 26 ans.

Sur la route qui mène au Conihout, jusqu'aux limites du Marais, la jeune femme repose sa main sur le bras du maire. Dans l’autre, elle tient la pelote en osier. Ainsi la fait-on depuis cinq ans. Auparavant, elle était enrubannée et cousue par les soins de la mariée. Une petite balle à la peau d'arlequin, pas plus grosse qu'un œuf, bourrée de sable ou de sciure de bois. 

Mais qu’elle soit de laine ou de bois, elle renferme surtout une prime. 5 francs, 10 francs, 15 francs peut-être... Coquette somme ! Si bien qu'il arrivera que certains crèvent la pelote pour s'emparer de l'argent. Avant ou pendant la partie. Alors, on consignait maintenant la somme en mairie jusqu'à Noël. Et voilà pourquoi on usait désormais de l'osier...

 Bruyant cortège ! Hommes et femmes rient à gorge déployée. Autour d'eux gambade toute une troupe de gamins, les yeux écarquillés, le nez au vent. Parmi eux : Eléonore Lambert, 11 ans, un mien parent qui gardera ce spectacle gravé dans sa mémoire. L'excitation est palpable. Les villages voisins sont venus aussi en spectateurs. De Jumièges, de Yainville. Mais à leur grand dam, le jeu est réservé aux seuls Mesnilois. Sauf… sauf… sauf si la balle sort de leur territoire. Le fait est rare. Mais alors là, on verra bien qui ce soir, escorté par les gars de son camp, rapportera chez lui la pelote, la noircira dans sa cheminée avant de l’accrocher, tel un trophée, à la grosse poutre de sa chaumière…


Les soulards de Jumièges

Venus en voisins, nos Jumiégeois piaffent car on ne lance plus la pelote dans leur paroisse depuis des lustres. Y a-t-il eu mort d’homme chez eux ? On le dit. On dit aussi qu’il y eut meurtre à Hauville. Dans ce cas, il est de règle de laisser passer cent ans avant relancer la balle. La pelote a repris voici peu à Yville. Alors, elle reprendra bien à Jumièges. Ses " soulards " sont attestés par une pièce judiciaire des années 1700. Et si le jeu demeure présent dans la presqu’île malgré un arrêt du Parlement de Normandie en 1776, c’est que le domaine des moines est resté souvent imperméable aux dictats extérieurs. Et puis, après tout, on disputait ici la soule sous un autre nom, à Noël et non au mardi-gras.

Les solides jeunes gens du Mesnil vont bientôt se partager en deux camps. Ceux des Hauts, les villageois de la côte et ceux des Marais, les gars du Conihout. Car nous voilà sur le pré de l'Oraille. Un pré, on devrait dire plutôt un champ de bataille oui ! Quand, voici deux siècles, les moines s'étaient appropriés ce terrain-là, on avait tout simplement trucidé celui qui en montait la garde. Nul ne put jamais découvrir les coupables.
Dans ce jeu violent, la vitesse était primordiale. Aussi pouvait-il durer cinq minutes comme plusieurs jours. Maintenant, on imagine aisément que certains paysans considéraient d’un mauvais œil la traversée de leurs champs par cette cohorte lancée comme une meute derrière un cerf. Jusqu’à la Révolution, entre la rentrée des récoltes et les Pâques, les terres étaient considérées comme ouvertes. Impossible de réclamer pour quelque dégât que ce soit. Mais depuis…

Vauquelin, ce héros

Ce vendredi 25 décembre 1866, les anciens du village ont encore en tête la fameuse partie de 1820. Cinq jours de folie. Le plus rapide s'était vite emparé du trophée lancé par Marie-Anne Bruneau. Pour se soustraire à ses adversaires, il n'avait pas hésité à traverser la Seine à la nage et courir jusqu'à la forêt de Mauny. A Caumont, l’homme avait trouvé refuge au café de la Ronce. Le lendemain, deux peloteurs, un père et son fils, se rendent à Rouen pour affaires. Sur le chemin du retour, ils font halte au café. Et reconnaissent aussitôt le fuyard. Ils le pourchassent jusqu'au Mesnil. On l’oblige à restituer la pelote. Elle fut à nouveau lancée et la lutte dura encore trois jours...
On se souvient aussi de 1852, année où l'honneur de lancer la pelote revint à Rose Tropinel. Dans son numéro du 28 décembre, le Nouvelliste de Rouen publie cette information : « Au cours de la cérémonie de la jetée de la pelote, un ouvrier s’est cassé la jambe. » Le journal rappelle la tradition : « Expliquer dans quel but a lieu cette fête ? Les vieillards eux-mêmes ne le savent. Nous avons trouvé cet usage, disent-ils, nous le continuons… A un signal donné, la pelote est lancée par la mariée. Aussitôt règne une confusion inexprimable. On se pousse, on se bouscule, on s’injurie, on se frappe. Là se paient, comme on dit, de vieilles dettes de haine… »


Aujourd’hui, dans la foule, il y a le héros de la pelote : Vauquelin ! Un dur. En 1861, il se rend maître de la pelote au bout de cinq kilomètres d'une course poursuite échevelée. En 1862, Ephrem Vauquelin économisa plutôt ses forces en se cachant chez M. Desjardins, au passage de Jumièges. Ce n'est qu’à la nuit tombée qui rentra chez lui où, inquiête, l'attendait sa femme, Clarisse Elise Decaux. Vauquelin !.. Jamais un Mesnilois ne fut deux fois de suite vainqueur de la pelote. Jusqu'à sa mort, en 1871, Ephrem Vauquelin resta salué comme une gloire locale. Car ne dit-on pas que la pelote apporte au hameau les récoltes dont l’autre sera privé. Comme un bijou de famille, un tel trophée passe d'une génération à l'autre parmi les objets de la succession.

L’accident de Cléophas Barnabé
Mais ce 25 décembre 1866, les choses tournent mal. Avec une grâce malhabile, Louise Clémence ajuste son tir et la pelote s'en va rouler sur l'herbe, entraînant à sa suite une cohorte où l'on se bouscule immédiatement à coups de poings, de pieds, de genoux. Soudain, un gars plus rapide que les autres saisit la pelote de la main. La tête haute, le regard conquérant, il bondit et file triomphant à travers champs. Toute une armée vociférante se lance à ses trousses. Un garçon se détache et touche le fuyard de la main : "Ami, crie-t-il impérieux, vide ta main !" La règle veut que la balle soit de nouveau lancée. Mais son éphémère propriétaire l'a manifestement oublié. Plusieurs coups de pied bien ajustés envoient notre champion rouler à quinze pas. L'auteur de l'attaque victorieuse s'empare à son tour du trophée. "Lâche ! Lâche la pelote !" lui hurle déjà un autre combattant qui use alors des mêmes méthodes. Le public applaudit, crie à tue-tête. Le spectacle n'est plus qu'un nuage de violence. Là-bas, les pugilistes en lambeaux s'éloignent et se confondent avec la grisaille. On les devine sautant les fossés, franchissant les haies, traversant les prairies... C’est Cléophas ! C’est Cléophas Barnabé qui s’est emparé de la balle. Il franchit un talus quand tous ses poursuivants lui tombent dessus. Cléophas hurle. Sa jambe est cassée. On se regarde. Inquiet.
La soule est interdite en Normandie depuis des lustres. N’y aura-t-il pas des représailles ? La rumeur de l’accident a couru jusqu’au maire et ses conseillers, jusqu’à Louise Clémence. Tout le monde comprend alors qu’on ne lancera plus jamais la pelote au Mesnil. Cléophas mourut quelques années plus tard, en 1873.

Vers 1940, Eléonore Lambert, 85 ans, confiera le souvenir de cette journée à l’érudit André Dubuc. Dans les années 60, dans des batailles de marmousets, il se disait encore que de violents combats avaient opposés jadis en forêt les gars de Yainville à ceux de Jumièges. Souvenir de la pelote ?

La fin de la pelote à Yville

Ce même jour, on dispute aussi la pelote de l'autre côté de l'eau, à Yville. Là le rite diffère quelque peu puisque c'est le dernier marié de l'année qui jette la pelote par-dessus le chœur de l'église. Une démonstration de force. Et il n’a droit qu’à trois essais. Rite différent. Mais la suite se solde par le même lot de plaies et bosses. Reportons-nous un an ou deux en arrière. Le hasard a poussé un promeneur devant ce pugilat collectif. Il fait froid. Très froid. Décontenancé, l’inconnu enfonce son nez dans une écharpe de laine. Il se nomme Augustin Secouard et signe à l'occasion des vers de mirliton. Un vieillard dirige ses pas vers l'estaminet tout proche. Secouard entre à sa suite. Silencieux, voilà les deux hommes installés à l'écart dans une petite salle. Le voyageur sirote un moka bien chaud quand il ouvre la conversation :

 – Quel cauchemar dites-moi ! Des gens à l'abord si paisible...
– Monsieur est sûrement horsin ! sourit imperceptiblement l'autre. Faut être étranger au pays pour s'étonner du divertissement...
– Le divertissement ?
– Le divertissement ! Est comme cha qu'on appelle ici la pelote. Même si ça peut aller jusqu'à mort d'homme.

Le vieillard développe alors tout un discours. Dans la meilleure des sociétés, les haines, les rancunes, les jalousies ont deux moyens de s'évacuer. Par la vengeance physique, les coups, ou par la vengeance de l'esprit, la calomnie.

 – Tenez, j'vas vous met' à même de faire un choix. J'connais un village où la vengeance "intelligente" était l' seul divertissement. On ap'lait ça l'sac...

Avoir le sac, porter le sac, raconte le vieux, c'était faire l'objet de calomnies. Vous pouviez avoir la meilleure réputation qui soit, c'était une raison suffisante pour que l'on vous jette le sac. Et ce divertissement-là avait toute une organisation. Choisi par une poignée d'initiés, un homme d'aplomb, pas trop scrupuleux, un futé comme on dit ici, était chargé de signifier par un geste à la personne "ensaquée" la malédiction dont elle faisait l'objet. Histoire de l'intimider. Après quoi, il lui restait à déchaîner toute la bande à ses trousses... Ce grand manipulateur opérait discrètement. Mais, souvent, on le retrouvait au grand jour, frère de charité, portant croix ou bannière pour la plus grande gloire de Dieu. A ce jeu aussi, il y avait parfois mort d'homme. A la pelote, on vide son sac une bonne fois pour toutes toutes les rancunes accumulées durant l'année...

– Des deux divertissements, interroge l’ancien, eul'quel est-y l'pus sain ?..

Ainsi, au fil des siècles, se perpétuait la pelote dans la région de Jumièges. C'est durant la partie que l'on s'entre payait ses dettes. A coups de fractures, de meurtrissures de nez. Après quoi, on était quitte de tout. Et puis la pelote a dégénéré. Pendant que nos deux hommes devisaient ainsi, la bataille se poursuivait. Ce soir, si nul homme n'a réussi à prendre la clef des champs, la cloche du château d’Yville interrompra le jeu et celui qui tiendra alors la pelote sera proclamé vainqueur. Maintenant, si quelqu'un parvient à prendre la poudre d'escampette, il est assuré qu’à minuit, la pelote sera à lui. Secouard fit rouler quelques sous sur la table et quitta l'auberge. L'année qui suivit, en 1866, il publia un long poème, "La pelote", dans la revue de Normandie. Il ne savait pas qu’il signait là l’éloge funèbre d'une tradition. A Yville, la dernière pelote se disputa en 1870.

Aux origines de la soule
Soule conservée au musée de Normandie
Soule conservée au musée de Normandie Mais d'où nous venait ce jeu de balle si rude ! On sait, sans autre précision, que les Grecs pratiquaient l'épiskyros avec une vessie de mammifère. Puis l'empire romain s'inspira des Barbares pour jouer à l'hasphartum entre deux batailles. Il s'agissait de dépasser les lignes adverses avec une vessie de porc bourrée de paille ou de sable. César, Auguste en furent de fervents adeptes.

Mais dans la Gaule, lors de rites sacrés, on pratiquait aussi un jeu de balle similaire désigné sous le nom de seault, ce qui signifie soleil en langue celtique. On y a vu le symbole de la fécondation.  

Ramener chez soi la soule était la promesse de grasses récoltes pour le village. Au moyen âge, ce jeu était répandu dans toute la France, l'Auvergne, la Picardie, les îles britanniques... C'est ce que l'on appela la soule en Bretagne, la souille en Belgique, la choule en Normandie. Certains auteurs la donnent pour venue du pays basque dans les premiers jours du XIVe siècles.

 Tous les coups étaient permis. La partie devait aller jusqu'au bout, jusqu'à épuisement des forces, quitte à la remettre au jour suivant. Tantôt, il s'agissait de ramener la pelote sur le parvis de son église au prix de terribles affrontements entre villages. Tantôt il fallait déposer la balle chez l'adversaire, à plusieurs kilomètres, traverser champs, bois et rivières.

En 1319, Philippe V dit le Long proscrit la soule par édit. A la même époque, elle est interdite en Angleterre. Une ordonnance de Charles V en date du 3 avril 1365 précise "qu'elle ne peut figurer parmi les jeux qui servent l'exercice du corps". Mais elle perdure.

Au XVIe siècle, le roi Henri II dispute lui-même une partie de soule contre ses gentilshommes au rang desquels le doux poète Ronsard. "Nous trouvasmes sur le pont de la Grève les chouleurs qui s'en retournoyent et avoyent gagné la pelotte", écrivait Gilles de Gouberville s'en revenant du Mesnil-au-Val, en janvier 1555. Mais il y participe aussi et, blessé, fut même contraint à garder la chambre. La pelote désignait cette vessie recouverte de cuir. Comme au Mesnil, c'était souvent la dernière mariée en date qui la confectionnait. On y jouait à la Noël, entre mariés et célibataires, entre villages. Ailleurs, c'était en période de carnaval, le moment de tous les défoulements.

Dans certaines contrées, elle a pour nom le jeu de quaresmaux. Au Vieux-Pont, dans l'Orne, on l'appelait tout simplement la boule. Le premier dimanche de carême, c'est le dernier marié qui, du pied de la croix, la lance par dessus l'église. Pour la gagner, il lui faudra traverser trois paroisses sans être rejoint. Si c'est le cas, on revient à la croix où il la jette à son tour. La boule capturée, il s'ensuit un repas et des danses.

Bref, la soule se disputait un peu partout, avec ses variantes. Elle pouvait rassembler des équipes de 20 à 200 personnes. En certains lieux, le gagnant de l'année passée portait triomphalement la choule au bout d'une branche de chêne ornée de rubans. "Jette la soule !" A ce cri, il devait la jeter à toutes forces et c'était la ruée. La soule gagnée, les jeunes gens ne manquaient pas, lors de foires ou de rassemblements, d'approcher leurs rivaux pour leur rappeler leur supériorité : "A la bouillie !" criaient-ils. Et les plaies se rouvraient.

Chassée un temps par la Révolution, la soule ne réapparut avec force qu'en Basse-Normandie pour ce qui est de notre province. Il fallut y mettre un terme par arrêtés préfectoraux. Mais, en 1830, les gens de Petit-Couronne et de grand-Quevilly s'affrontaient encore en se surnommant réciproquement les Bacaillats. Un drame, à Pont-L'Abbé, en pays bigouden, entâcha encore la pratique. Il est dit que dans les années 1850, une cinquantaine de souleurs se noyèrent dans l'étang du château. La soule a la bénédiction du clergé. Pas des autorités. En 1847, le gouvernement décide de l'interdire. A Condé-sur-Noireau, un escadron de gendarmerie est accueilli par des pierres. Le curé doit s'interposer entre souleurs et forces de l'ordre pour éviter le pire. Il fallut amendes et condamnations pour venir à bout de cette cruelle pratique.

Longtemps, en Basse-Normandie, on exposa dans un café de Saint-Pierre-d'Entremont le dernier ballon jeté en 1854. Ici aussi il fallut les gendarmes. On comptait plus de cinq mille spectateurs et les participants se chiffraient à 800. En pays de Caux, aux Gras, la choule désignait déjà toutes les assemblées de printemps inaugurant les activités de plein air. Son nom s'appliqua aussi à d'autres jeux plus inoffensifs : quilles, toupie, lancer de noix. Il resta dans le patois cauchois. Se chouler, c'est se démener. A Pavilly, les jours de foire précédant encore la seconde guerre, quand une foule trop importante vous interdisait l'accès à quelque attraction, on repartait en lâchant : "Pas moyen de chouler..." Ailleurs, on disait encore " Aide-moi à chouler cet arbre " ou bien " Il est si paresseux qu’on ne peut le chouler. "

Bref, on pourrait encore dire mille chose de ce jeu. A ma connaissance, la toute dernière partie de soule eut lieu en 1889, dans notre Basse-Bretagne. Bientôt, des règles vinrent encadrer ces violentes parties de balle. Elles donnèrent naissance au football, au rugby, ce jeu de voyou disputé par des gentlemen. Mais en 1899, lors du congrès de la Tradition normande, on reconstitua une soule à Gonneville. La balle était en osier et contenait plusieurs pièces de 5 francs en argent.


Laurent QUEVILLY.

NOTA BENE

Avec la généalogiste Dominique Carpentier, nous avons choisi Louise Clémence Saint-André comme étant la dernière mariée à lancer la pelote. Il n’y eut en 1866 que trois mariages au Mesnil. Le dernier le 22 septembre. Baptiste Adolphe Crépin convolait alors avec Emma Justine Lanjuin. Mais elle est née le 30 avril 1836 à Fréville et était veuve de Narcisse Bénard, décédé au Havre le 5 mai 1864. Or, la tradition veut que la lanceuse de pelote soit née au Mesnil. Dans ce cas, nous avons considéré que Louise Clémence, née ici le 20 avril 1842, était la bonne. Encore que son mari est dit de Bliquetuit. Etait-elle présente sur la commune à la Noël 1866 après un mariage intervenu en février ? Longtemps, j’ai cru aussi que la dernière partie de pelote avait eu lieu en 1865. Dominique m’avait alors indiqué le nom de Justine Caphoulin. Mais là aussi un doute, elle était la fille de journaliers de Jumièges. Jusqu’à preuve du contraire, gardons Louise Clémence comme étant l’heureuse élue.


EN SAVOIR PLUS...
Lire l'étude de Jean-Philippe JOLY: 



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