Par Olivier Montier

Dans la tour romande de l’église Saint-André d’Yainville se trouve une unique cloche refondue en 1948 par la maison Cornille-Havard, de Villedieu-les-Poêles (50).

D’après son diamètre (60 cm), son poids serait d’environ 140 kg..



Voici les inscriptions relevées sur la cloche :

Inscriptions côté nord

REFONDUE EN L’AN DE GRACE 1948
J’AI ETE BENITE PAR
S EX Mgr DANIEL LEMONNIER
ET NOMMEE BLANCHE PAUL
PAR Mr PAUL AVENEL
ET DAME BLANCHE LEGUILLOCHET
Mre CH COUPEL CURE
Me GASTON PASSEREL MAIRE

Inscription côté sud

J’AI ETE NOMMEE ANNE
PAR Mr Ges ROLLAIN ET DAME BENAR FEMM TIPHAGNE
LES FRERES GRULLE TRESORIERS EN EXERCICE
ANNEE 1788
NOMMEE PAR  X AU NOM DE
MESSIEURS LES PRIEURS X RELIGIEUX
DE SAINT PIERRE DE JUMIEGES
ROULLOUY SINDIE LESAINT

Inscriptions en bas

CORNILLE VILLEDIEU BIARD SAINTE AUSTREBERTHE




N.D.L.R.


Blanche Bénard, fille de Jean et de Marie Madeleine Longuemare, avait épousé à Yainville, le 21 juillet 1755, Robert Tiphagne, fils de Maurice et Françoise Bacheley.

On voit apparaître le nom de Lesaint qui fut le premier maire d'Yainville et le protecteur de l'église puisqu'il légua à sa mort une somme rondelette pour sa restauration.

Les compte de l'abbaye de Jumièges font état, en 1789, de la fonte "des cloches d'Yainville". En a-t-elle compté deux ou s'agit-il d'une fantaisie du script ? Olivier Montier confirme qu’avant la Révolution, il y avait bien deux cloches dans le clocher de Yainville qui pesaient respectivement 300 et 200 livres. On peut donc penser que l’ancienne cloche eut une sœur…"Je tiens cette information de l’Abbé Ad Maurice qui a écrit dans la presse locale à la fin des années 1940 des articles sur les « Carillons d’antan ». On pouvait également y lire  qu’il y avait 11 cloches à Jumièges (abbaye + église ?), 2 cloches au Mesnil (400 et 300 livres), également 2 cloches au Trait (400 et 300 livres),

L’entreprise Biard existe toujours à Sainte-Austreberthe et situe son année de naissance en 1818. Toujours en activité aussi la société Cornille à Villedieu dont l’atelier fut construit en 1865. Elle raconte. « Venus de Lorraine, les premiers fondeurs de cloches s'y installèrent au XVIe siècle. Ils exerçaient alors un métier itinérant.
Chaque année au printemps, les fondeurs se rendaient dans les villes et les villages avoisinants pour fabriquer la cloche, sur place, au pied du clocher auquel elle était destinée. A chaque fois, ils construisaient le four dans lequel ils fondaient le bronze.