14 h 18 ! A Claquevent, le lundi 9 août 1934, une terrible explosion secoua la région. Toute la presse nationale se fit l'écho de ce vacarme assourdissant qui fit trois morts.

Les Produits électrolytiques
A Claquevent, la centrale électrique d'Yainville construisit en 1927 une usine qu'elle loua à la compagnie des produits électrolytiques. Et elle investit un million de francs dans le capital de cette filiale qui, aux heures creuses de la centrale, consomme goûlument de l'électricité pour fabriquer de l'acétylène, de l'oxygène et de l'hydrogène par électrolyse.
C'est aussi par l'intermédiaire de cette filiale que la centrale participe, en 1928, à la construction de la savonnerie à hauteur de 25%. Le reste est entre les mains de Fournier, à Marseille. Derrière les produits électrolytiques se trouve par ailleurs une cartonnerie.
(De notre envoyé spécial)

A mi-chemin entre Duclair et Le Trait, la commune d'Yainville est devenue depuis quelques années une petite agglomération industrielle. Trois ou quatre usines se sont élevées sur son territoire et une cité ouvrière a poussé en bordure de la route. Cette cité est aujourd'hui en deuil. Trois ouvrier ont en effet, hier après midi, trouvé la mort dans des circonstances tragiques.
Une explosion d'une exceptionnelle violence s'est produite à l'usine de la Compagnie des produits électrolytiques dont le siège est à Paris. Cette usine n'emploi heureusement qu'un petit nombre d'employés et d'ouvriers : un directeur, un comptable et un aide comptable, un contremaître, six ouvriers.
Si le personnel eut été plus important, on aurait certainement à déplorer beaucoup plus de victimes, car l'explosion a anéanti la presque totalité de l'usine, projetant des débris à plus de 500 mètres.

L'explosion


Il était 14h18. L'horloge placée à l'intérieur du magasin, près de la porte du bureau des comptables, s'est arrêtée sous le souffle de l'explosion. Cinq personnes se trouvaient à l'intérieur de l'usine : le comptable, M. Pierre Chéron, le contremaître, M. Louis Brunet et deux ouvriers MM. Marc Le Maréchal et Albert Prévost.
Deux autres ouvriers étaient partis faire une tournée de livraison. Le dernier, blessé récemment, ne travaillait pas. a

Le directeur, M. Frison, était encore à son domicile, à proximité de l'usine. L'aide-comptable, M. Montagné, venait de partir faire une course.

Une flamme immense montait vers le ciel


Une première explosion dont on ignore et dont on ignorera sans doute toujours la cause se produisit. Les uns disent dans le magasin où étaient placés de nombreux tubes remplis d'oxygène et d'acétylène. Les autres prétendent que c'est le gazomètre qui explosa le premier. Les rescapés ne s'étant pas rendus compte eux-mêmes de l'ordre de succession des explosions, il est impossible de savoir quelle fut la première phase de la catastrophe.

Toujours est-il que tubes et gazomètres – Celui-ci contenant près de 150 m3 de gaz – explosèrent, à quelques secondes d'intervalles, puis des petites explosions, celles de tubes de gaz, succédèrent à ces deux premières, tandis qu'une flamme immense montait vers le ciel.

Projetés à 500 mètres



Le toit du magasin, contigu au trois bureaux du directeur et des comptables, s'effondra à demi, alors que le couvercle du gazomètre était déchiqueté. D'énormes morceaux de métal, des tubes déchirés et tordus, des débris de fonte, de tuile, de verre, furent projetés au loin. Certains allèrent tomber dans les champs et les jardins, à cinq cents mètres le là.
En face de l'usine, le mur d'une maison a été traversé par un tube de gaz lancé par l'explosion comme un projectile. Partout, le sol était jonché de débris de toutes natures. De nombreuses vitres des immeubles, notamment de l'usine de la Société havraise d'énergie électrique, avaient volé en éclats.

On écrira ailleurs qu'il fut retrouvé, de l'autre côté de la Seine,  une pièce en fonte de 100 kg.

Sans doute exagéré...


Des centaines de curieux


Le bruit formidable des deux explosions avait été entendu de Duclair, du Trait, de Caudebec, de La Mailleraye et de toutes les communes voisines.

En quelques minutes, des centaines de curieux accoururent, tandis que le directeur, M. Frison, alertait gendarmes et sapeurs-pompiers.

L'incendie menaçait de succéder à l'explosion. Une immense flamme, ainsi que nous l'avons déjà dit, s'était élevée après celle-ci au dessus de l'usine et l'on craignait que le feu détruise ce qui restait des immeubles.

Les secours


Mais les sercours furents prompts. Dès la première explosion, s'empresse de préciser le Journal du Trait, les Ateliers et chantiers de la Seine maritime envoyèrent sur les lieux une équipe de vingt hommes sous le commandement de M. Durieux, contremaître. Avant 15h, poursuit le Journal de Rouen,; les sapeurs-pompiers de Caudebec, sous les ordres du capitaine Mauger, ceux de Duclair, commandés par le lieutenant Baron, l'équipe de l'usine de La Mailleraye, dirigée par M. Petit-Jean commençaient à combattre le sinistre.
Peu après arrivaient le fourgon-pompe de Rouen et le side-car avec le commandant Méré et l'adjudant Thomas.


L'aile gauche du bâtiment a été totalement pulvérisée. Les pompiers noient l'incendie.
Si quelqu'un peut scanner les photos dans l'édition papier pour une meilleure qualité...

Deux grosses lances furent mises en batterie sous 8 kilos de pression, alimentées à deux cents mètres, dans la Seine.

L'incendie fut rapidement maîtrisé et aucune nouvelle explosion ne se produisit, ce qu'on redoutait particulièrement, car une quarantaine de tubes de gaz étaient encore proches du foyer. 

Le service d'ordre auquel participaient les gendarmes de Duclair, sous les ordres du maréchal des Logis-chef Grimbert, le garde-champêtre du Trait, M. Porchon et le garde de l'usine maintenaient cependant la foule des curieux à distance respectable, car tout danger de devait être écarté qu'à la fin de l'après-midi, lorsqu'on eut cessé le travail de déblaiement.

Les victimes


Trois hommes avaient en effet disparu : le contre-maître Louis Brunet, 35 ans, marié et père de deux enfants, les ouvriers Albert Prévost, 47 ans, célibataire et Marc Le Maréchal, 28 ans, marié, sans enfant. (photo).

Un autre était blessé, M. Pierre Chéron, 59 ans, comptable, atteint légèrement au front. Après pansement, il put d'ailleurs revenir à l'usine.

Une seule des personnes présentes à l'usine au moment de l'explosion était indemne : l'ouvrier René Dubuc, 29 ans, qui était occupé à des travaux de nettoyage du côté opposé aux gazomètres et au magasin sinistré.

Le danger d'incendie conjuré, les sapeurs-pompiers, sous les ordres du commandant Méré, s'employèrent à retirer les cadavres des décombres, car il n'y avait, hélas, aucun doute possible: les trois disparus étaient restés sous l'énorme amoncellement de poutres, de tuiles et de tubes que le souffle de l'explosion avait poussé contre le mur du magasin, à proximité du chemin.
Le corps de Louis Brunet fut retiré le premier, puis après de courageux et longs efforts, celui de Prévost, méconnaissable, littéralement écrasé par une masse de tubes à gaz, et enfin, à 17h30, celui de Le Maréchal, aussi affreusement déchiqueté que le second.
On dira que la dépouille de Brunet fut portée dans une villa voisine. En revanche, des débris humains furent ramassés un peu partout. Jusque sur la route. Sur un brancard recouvert d'une couverture rouge, on les amena à la chapelle ardente improvisée à la hâte.


On retire le dernier cadavre : celui de M. Le Maréchal (Photo : Le Journal de Rouen). Mon cousin laissait
une veuve de 27 ans, née Marguerite Lefèbvre, de Saint-Marguerite. Elle figure, je pense, en arrière-plan
sur la photo. Elle se remariera à son cousin par alliance, Bernard Chéron, le capitaine du bac de Yainville.


Les membres de l'équipage du sous-marin Oréade, navire qui est en voie d'achèvement aux chantiers du Trait, prêtèrent, sous les ordres du commandant Pichevin, leur assistance aux sauveteurs, ainsi que la plupart des ouvriers des usines voisines.

 Le préfet salue les victimes



Aussitôt après avoir été avisé de la catastrophe, Monsieur Le Beau, préfet de la Seine-Inférieure, est allé saluer les victimes, il était accompagné de MM. A. Marie, député et De Heyn, conseiller général.
On remarquait également la présence de :

    MM Lévêque, maire d'Yainville, Chéron, adjoint (c'est le comptable blessé), Poissant, conseiller municipal de Rouen, Chanavard, adjoint au maire du Trait et Lecret, conseiller municipal, Dupont, de Duclair, Lambert, directeur de la Société havraise d'électricité, Delemar, directeur de l'usine de La Mailleraye, Roy, secrétaire général des chantiers du Trait. (Le Journal du Trait rajoute à cette liste Huré, ingénieur et Chazelas, chef de service aux chantiers du Trait etc.)

     Pierre Chéron

M. le capitaine Pascouau, commandant la section de gendarmerie de Rouen, est venu aucours de l'après-midi diriger lui-même le service d'ordre.

Les causes et les dégâts


Il est impossible à l'heure actuelle et il sera probablement toujours impossible de déterminer les causes de la catastrophe. Court-circuit ? Imprudence d'un ouvrier ? Mauvais état d'un appareil ? Mélange détonnant accidentellement réalisé ? Toutes les hypothèses sont permises. Il ne reste rien pour en étayer, rien, pas même, hélas ! un témoignage.
Les dégâts sont importants. On parle d'un million environ. Il ne reste à peu près rien du magasin sinistré dont il faudra abattre les murs. Les bureaux sont dévastés. La toiture de l'immeuble a été totalement emportée. Des centaines de tubes sont brisés ainsi que les appareils de charge. Le gazomètre explosé est vraisemblablement inutilisable.
Il ne peut néanmoins être question de chômage pour le personnel rescapé. Il y aura au contraire à présent beaucoup à faire pour déblayer et remettre en état ce qui peut être de nouveau utilisé.

Assez de douleur s'est abattue sur la petite équipe de travailleurs de l'usine des produits électrolytiques. Toute la population d'Yainville et celles des communes voisines qui ont vu comme nous le sinistre spectacle sont profondément émues. Chacun pense aux familles des victimes, aux enfants du contremaître Brunet.
Nous sommes persuadés que cette pensée ne sera pas éphémère et que ceux qui ont été éprouvés par l'explosion d'Yainville trouveront les consolations et s'il en est besoin les secours qui pourraient être nécessaires.

R.G.

Un terrible secret

Les obsèques des vitimes de la catastrophe de lundi auront lieu jeudi prochain.
Celles de MM Le Maréchal et Prévos seront célébrées en l'église d'Yainville, à 9h. La levée des corps sera faite à l'usine des produits électrolytiques.
A 11h seront célébrées, en l'église de Duclair, les obsèques de la troisième victime, celles du contremaître Brunet.

Hier, le Parquet de Rouen s'est rendu à Yainville où il a commencé son enquête. MM. Pierre Chéron et René Dubuc n'ont pu fournir que de très brefs renseignements sur l'explosion dont ils faillirent être les victimes. Ni l'un ni l'autre n'ont pu indiquer nettement de quel côté provenait l'explosion. On conçoit aisément qu'en de telles circonstances, ils ne se soient pas même rendu compte de ce qui se passait.
Les enquêteurs ont également entendu le directeur, M. Frison, et l'ingénieur, M. Cagran. Mais il est probable que les ruines de l'usine garderont toujours un terrible secret.
Des experts se sont également rendus hier sur le théâtre de la catastrophe.


Les obsèques


Les malheureuses victimes de l'explosion de l'usine électrolytique d'Yainville ont été inhumées hier, le contremaître Brunet à Duclair, les ouvriers Marc Le Maréchal et Albert Prévost à Yainville.
Les deux cérémonies ont été suivies par des foules émues et par de nombreuses personnalités. Non seulement, en effet, les circonstances tragiques dans lesquelles disparurent les trois victimes justifiaient une telle affluence, mais la profonde sympathie dont jouissaient auprès de tous ceux qui les connaissaient, contremaître et ouvriers, appelait un tel cortège funèbre.

Les obsèques de MM. Le Maréchal et Prévost furent célébrées d'abord à Yainville.
La levée des corps fut faite aux Etablissements de la Seine maritime, à proximité du théâtre de la catastrophe.
Les cercueils disparaissaient sous les couronnes et les gerbes de fleurs.. On remarquait notamment celles offertes par les infénieurs et le personnel de la Compagnie des produits électrolytiques et de la Société havraise d'énergie électrique, le conseil d'administration des Produits électrolytiques, la direction et le personnel de la Société normande des corps gras etc., etc.
Les cordons du poële étaient tenus par le personnel de l'usine : MM Bréard, Côté, Cauchois, Oliviereau, Montagné, Joseph Brunet, Lemarchand et Paris.

L'office religieux fut célébré par M. l'abbé Debris, curé de Jumièges, qui remercia après l'absoute la très nombreuse assistance et adressa ses condoléances aux familles.

Le mariage de Marc Maréchal


Au cimetière, M. Frison, directeur de l'usine, prit la parole au nom de la Compagnie des produits électrolytiques, du conseil d'administration et en son nom personnel. Il rappela dans un discours dont l'émotion gagna rapidement l'assistance, les liens d'amitié qui unissent tous ls collaborateurs, du premier au dernier de l'usine qu'il dirige, et montra combien cette amitié fut cruellement éprouvée par la catastrophe.

A côté des élus de la région et des directeurs des usines avoisinantes, ajoute le Journal du Trait, Monsieur Roy, secrétaire général des Ateliers et chantiers de la Seine maritime représentait les Chantiers du Trait. Nous tenons à reproduire quelques extraits des émouvantes allocutions prononcées par Monsieur Frison, directeur de l'usine sinistrée qui a su parfaitement traduire l'affliction générale et la profonde sympathie dont jouissaient les victimes. Voici d'abord l'adieu de Monsieur Frison au deux ouvriers, Marc Le Maréchal et Victor Prévost :

« Celui a été votre chef, votre patron comme vous l'appeliez entre vous, celui qui chaque jour partageait un peu de votre vie de laveur, ne veut pas vous laisser regagner votre dernière demeure sans vous adresser ces quelques mots en signe d'adieu et de suprême hommage.

Vous avez été à l'usine des travailleurs humbles sans doute mais disciplinés et dévoués.

Vous avez accompli sans faillir votre tâche quotidienne. Un stupide accident vous a fauché au seuil de la vie. Vous méritiez cependant un sort meilleur.

Mais le destin dans ses décisions cruelles ignore le bien et le mal, il frappe au hasard, jetant la ruine et la douleur.

Nous ne pouvons, hélas, que nous soumettre à cette volonté et pleurer les innocentes victimes.

Vous êtes tombés en braves au champ d'honneur du travail. Tous ceux qui vous ont connus ne l'oublieront jamais.

M. Marie, député, poursuit le Journal de Rouen, fit ensuite l'éloge des victimes et du devoir professionnel.

Les obsèques du contremaître Brunet furent célébrées à la suite de celles de ses camarades Le Maréchal et Prévost. La levée du corps eut lieu à 11h au domicile du défunt.
Des fleurs et des couronnes offertes par les mêmes personnalités et les mêmes personnels couvraient le cercueil. L'office fut célébré par M. l'abbé Roussel, curé de Saint-Pierre-de-Varengeville.
Des discours furent prononcés au cimetièe par M. Frison et par M. Marie, discours qui, comme ceux du matin, suscitèrent parmi l'assistance une vive émotion.

Voici, précise le Journal du Trait, en quels termes Monsieur Frison fit l'éloge du contremaître Brunet.

"C'est au nom du conseil d'administration de la compagnie des produits électrolytiques, au nom du personnel de l'usine, ouvriers et employés, en mon nom personnel, que je suis devant vous, infortuné Brunet.

C'est le cœur bien serré que je remplis ce suprême devoir, que vous dis ce dernier adieu.
Pendant six ans, vous avez, à l'usine, rempli votre tâche de contremaître avec probité et dévouement.

Des victimes figurent peut-être parmi ces ouvriers de l'usine
photographiés  avant la catastrophe. Qui peut les identifier.



Pendant six ans, vous avez été pour moi un collaborateur au-dessus de tous les éloges.
Vois étiez de cette race d'ouvriers dont la conscience professionnelle est exemplaire.

Intelligent, d'un caractère franc d'esprit, gai par nature, toujours prêt à rendre service, vous avez su conquérir la sympathie générale.

Ceux que vous commandiez vous respectaient et admiraient vos nombreuses qualités professionnelles.

Vous avez été bon Français, bon époux et bon père, enveloppant votre femme et vos enfants d'une affectueuse tendresse.

Courageux à l'excès, travailleur acharné, vous vous imposiez en dehors de vos heures de présence à l'usine, des veilles tardives dans le seul but d'augmenter le bien-être de votre petite famille et de vous élever à force de travail et d'économie.

Tant de qualités, tant de vertus n'ont pas trouvé, hélas, leur récompense.

Vous disparaissez trop tôt, arraché brutalement à l'affection des vôtres et de tous.

Comme je le disais, il y a une heure, devant la tombe ouverte de vos deux compagnons d'infortune, frappés en même temps que vous, le destin dans ses décisions cruelles ignore le bien et le mal, il frappe au hasard.

Nous ne pouvons, hélas, que nous soumettre à cette inexorable volonté et pleurer les innocentes victimes.

Votre souvenir, Brunet, restera longtemps vivace dans nos mémoires et nous garderons au fond du cœur le regret lancinant de vous avoir perdu.

Dormez votre dernier sommeil en paix.

Nous veillerons sur ceux qui vous étaient chers par dessus tout, en nous souvenant de l'homme que vous avez été et dont la vie pourrait être citée en exemple à chacun.

Le Journal du Trait conclut : Le population du Trait tout entière a pris une grande part à la consternation dans laquelle cette catastrophe a jeté toute la région et nous renouvelons aux familles si durement éprouvées nos condoléances les plus émues."

Parmi les personnalités qui assistaient à l'une et l'autre des cérémonies, reprend le Journal de Rouen, on remarquait la présence de :

MM. Marie, député, de Heyn, conseiller général, de Malartic, conseiller d'arrondissement, Lévêque, maire d'Yainville et les membres du conseil municipal, Cabanis, directeur de la Société électrolytique, représentant le conseil d'administration et Frison, directeur de l'usine d'Yainville, Lambert, directeur de la Société havraise d'énergie électrique, Roy, secrétaire général des Ateliers et chantiers de la Seine maritime, Maurisson, directeur de la Société normande des corps gras, Harang, président de la Société des A.C. du Trait, Guérin, adjoint au maire de Duclair, Tartarin, Bobée, Prévost, Larillon, Germond, Baron, conseillers municipaux,  Roussel, président des Familles nombreuses, Dupont, président de la Fanfare de Duclair, Mégissier, ingénieur des Ponts et chaussées, Debeauveaixs, directeur de l'école de garçons de Duclair, Piard, directeur d'école à Yainville, Ferté, président du cercle Guynemer, Carbonnier, secrétaire général de l'usine Mustad, Hermier, directeur de l'école Michelet de Rouen, Cahan directeur du cours complémentaire d'Yvetot, Me Sédille, notaire, MM. Petit et Lacheray, huissiers, Cassé, du DAC, Marcel Pèlerin, chef de la fanfare de Duclair, Harley, délégué cantonal du Trait, CHéron, comptable à l'usine électrolytique, Me Guillemot-Treffainguy, notaire à Jumièges, des délégations des usines voisines, Grimbert, maréchal des logis-chef à Duclair etc.

La compagnie des produits électrolytiques ne se remit jamais de cette catastrophe. Reconstruit, elle finit par quitter les lieux en 1952.

Vous avez des documents, des précisions sur cette catastrophe et ses victimes ? Contactez-nous.

Sources

Le Journal de Rouen, numérisé aux archives départementales par Jean-Pierre Hervieux.
Le Journal du Trait qui s'est contenté de recopier son confrère en y ajoutant un ou deux détails et les éloges funèbres.