Quelle fut la vie de Pierre Prétextat Varin, militaire du Mesnil titulaire de la Légion d'Honneur. Didier Cavelier nous donne ici de premiers éléments...
 
Pierre Prétextat Varin est né au Mesnil Sous Jumièges le 25 février 1815 de Pierre Denis Varin 26 ans, cultivateur  et de Marie Rose Thirel sa légitime épouse. Les témoins de la naissance sont Jacques Deconihout, cultivateur, Jumièges, 53 ans Jean Baptiste Lucas, tourneur, du Mesnil 38 ans.
 
Ses parents se sont mariés le 14 octobre 1813 à Jumièges. Ses parents sont du hameau d’Heurteauville. Son père, cultivateur, déclarait – déjà – un âge de 26 ans et sa mère – mineure – avait 19 ans et se disait cultivatrice. Elle était orpheline de père.
Un frère : Michel Adoni, naît le 9 octobre 1816 et une sœur, Eugénie Joséphine, le 13 août 1821
 
Sept jours après cette dernière naissance, Marie Rose Thirel meurt, le 27 août 1821, à 27 ans, au Mesnil-sous-Jumièges alors qu’il a 6 ans. Le décès est déclaré le 28 ; les témoins sont son mari et son beau père, Jacques Michel Varin propriétaire et cultivateur  à Jumièges.
 
Vers 1840, la vie militaire l’appelle.

Le 18 avril 1849 il est lieutenant « en premiers » au 7ème régiment de chasseurs à cheval (cavalerie) basé à Tours puis Capitaine Commandant le 12 juin 1852.

Il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d‘Honneur le 18 août 1860 (N° 9367). Il est alors capitaine au 7ème régiment de chasseurs à cheval et a 20 ans de service actif  et a participé à deux campagnes. Probablement  en 1858 la  conquête de l'Algérie par la France et en 1859 la campagne d'Italie (ce sont les deux campagnes majeures du IIIème Empire).
 
Un traitement de 250 francs lui est alors versé annuellement.
 
Il est mis en retraite par décret le 29 juin 1872 (57 ans) et signale son changement d’adresse vers Caudebec-en-Caux le 20 août 1872 au Grand Chancelier et nous permet d’apprendre qu’il était alors en poste à Batna (Département de Constantine – Algérie –) où il était commandant de place, chef d’escadron jusqu’au 1er juin 872. Batna a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napoléon III et était considérée comme la capitale des Aurès.
 
Son dossier indique qu’il a reçu son traitement dans le département de Constantine jusqu‘au 2eme semestre 1871 inclus.

En 1874, il contribue pour 20 Francs au financement de la reconstruction du palais de la Légion d’Honneur détruit le 23 mai 1871.
 
On retrouve sa trace dans le Journal de Rouen le 18 février 1898 qui nous apprend son décès le 16 alors qu’il habitait Duclair au hameau de Saint-Paul.
 
 
Didier CAVELIER